
La vie de Jeanne se réduit-elle comme peau de chagrin ? Jeanne pense à Jean qu’elle ne reverra jamais de sa vie, et peut-être ne vaut-il mieux pas, son apparence étant devenue si effrayante. Jeanne est devenue physiquement beauf. Elle n’a plus envie de plaire à qui que ce soit. L’aimer pour ce qu’elle est ? C’est bien trop demander et la paresse des gens ne lui permettra pas de passer de cap. Aujourd’hui, tout prête à rire chez elle, ses malheurs, ses petites joies, ses projets et ce qu’elle fait. On rit sous cape sur son passage. Jeanne rit devant une telle boucherie, canine, bovine ou chevaline. Tout ceci n’est que de la viande. Et rouge. Jean n’aime pas la viande rouge. Il aime les rillettes de porc qui donnent du cholestérol. Trêve de plaisanterie. Jeanne ne connaît rien au régime alimentaire de Jean. Elle ne sait pas quel genre d’animal il représente. Un cloporte ? Une amibe ? Un rat ou un chat ? Un castor ou un ragondin ? Jeanne pencherait plutôt finalement pour le castor. Jean construit des digues pour éviter que Jeanne se noie dans ses larmes. Vivement leurs prochains dialogues en poésie. C’est là qu’ils s’aiment, en virtuel et en reel. Et la vie de Jeanne s’enfuit comme peau de chagrin. Elle a un nouveau roman à écrire. A moins que ce ne soit qu’une petite histoire, un feuillet ou une nouvelle. Jeanne doit se relire. Ensuite, à l’attaque !
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