De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne a besoin d’argent

Jeanne a besoin de l’or du ciel pour se trouver un nouveau cadre de vie. Sa vie, ici, est finie. Elle s’en rend bien compte. Elle a besoin du calme et du ciel bleu de la Bretagne. Ça compte beaucoup pour elle. Elle s’en est rendue compte quand elle y est allée la dernière fois. Elle y était très attachée, plus que tout au monde. Elle est chez elle là-bas, elle ira en février ou au mois d’avril 2025 pour les vacances de Pâques, ce sera sa récompense. Elle en a besoin pour connaître la fin de son calvaire et reprendre sa vie en main. Elle ne l’avait jamais eue en fait, elle était tenue en gage par l’état, un état de droits et de devoirs. C’était sa leçon à l’école de la République, les hussards noirs, alors qu’il n’y a jamais eu d’état, mais une royauté où tout le monde veut s’epouser, un peu comme dans Les feux de l’amour que les dames de la côte regardaient à l’heure de la sieste, comme tata frime mais en moins voleuse. Tata frime beaucoup et pique des coings dans les WC de la salle de bains. Des coings pour frimer sur le net. Qui peut se vanter d’avoir un cognassier et des fruits dont les vers sont partis à la pêche aux écrevisses ? Moi je n’ai pas d’idée, mais Jeanne a la sienne. Tata frime car elle estime être honnête et malhabile avec le net. Elle a besoin d’argent pour s’acheter un book de pro ou d’air, elle n’a pas encore fait le choix, il faut qu’elle y regarde d’un peu plus près mais tout le monde la prend pour une cible mouvante. Je sais, elle est chiante à tourner comme ça, comme un petit chaperon rouge qui aurait besoin de voir le loup. Mais ça c’est l’affaire de Jean, et il n’a plus trop de dents ni de cheveux. Jean a des implants sur la tête et des poils sur ses fesses. Il lui manque une dent en réalité et il a une coupe au bol comme le frère Jean de Walt Disney. C’est son ami à lui, Walt Disney, il gagne beaucoup d’argent avec les magic marvellous mais c’est pas facile car c’est la guerre des clans et le budget est très serré comme les cordons de l’état de celui du Touquet qui n’est pas pressé de quitter le paquebot France mais tout le monde a sa chance de virer de bord quand on est sur un paquebot mais pas de chavirer sinon c’est la merde dans la mer, ya la Méditerranée qui n’en peut plus de refluer du réfugié et du clandestin. Bon, Jeanne a faim de pêche aux moules et aux bigorneaux pour se refaire la cerise avec un faux numéro et un nouveau maillot de bain. Mais ça c’est selon les accords du bon dieu. Et chez elle il n’y a pas de salle de bains mais une salle d’eau où l’on peut prendre une douche comme un basset artésien. Elle, elle préfère le fauve de Bretagne. C’est pour la gagne, pour la frime et pour les jeux d’amoureux à écrire comme des dieux et des déesses, comme Jeanne et Jean, assurément. Ils sont autofictifs, Jeanne le sait bien, pas comme l »Eric qui joint son billet avec le peuple du numérique alors qu’eux sont amoureux grâce à leur intelligence qui n’a rien d’artificielle et ce sont plus que de simples machines à écrire, ce sont des bêtes de compet sauf parfois pour les fautes de frappe ou de français mais c’est souvent un premier jet. Alors qu’attendent-ils, bon dieu, pour se rencontrer enfin ? La fin des haricots rouges ?


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