
Est-ce une fin d’une faim ? Celle d’une vieille chouette qui a fait tant de mal à Jeanne ? Est-ce la fin d’une mère ou d’une terre qui ne tournent plus rond à force d’épuiser les ressources de Jeanne ? Jeanne a été très impliquée dans l’éducation de sa marâtre. Elle n’a pas ménagé sa peine pour lui faire changer d’avis et lui faire comprendre que ce n’était pas elle sa vraie mère mais la voisine d’en face qui était toujours bienveillante avec elle. Elle s’appelle madame Martin et son prénom c’est Anne. Anne Martin a des décibels qui grésillent sur son transistor branché sur les Grosses têtes et Laurent Ruquier qu’elle suit un petit peu partout depuis de nombreuses années dans sa maison, sur son poste de télévision ou son poste de radio. Elle dispose d’une petite tablette made in laposte.net qui le montre sur de drôles de positions dans tous les réseaux et de nombreux canaux, celui de Venise notamment où il aime regarder les bateaux de croisière arriver dans le port, ça lui rappelle le travail à l’EHPAD des Charmilles quand il était plus jeune, avec une certaine Maryse dont il était amoureux. Il n’avait pas de Grosses têtes à cette période mais il était très affamé d’une langue savoureuse qui lui a fait perdre un peu ses cheveux, mais pas sur la langue qu’il donne souvent au chat qui boit du petit lait avec ça. Mais il s’est bien rattrapé depuis. Il a perdu ses grosses joues de bébés en lui retirant des dents sur les côtés et en le remodelant de la tête au nez. Quant aux cheveux, ils ont été replantés depuis une fameuse artère de Turquie où l’on croise des messieurs qui veulent se faire teindre en grosses rousses par accident. Mais là on s’égare. Jeanne n’a pas faim, ce sont ses cheveux qui ont besoin de ressort.

La maman de sa vie quotidienne est en train de s’en aller à petits feux et elle lui a laissé un sacré matrimoine, quelques livres qu’elle s’est procurée par son intermédiaire parce que ça en jette dans les arrières-cours très mondaines des maisons de retraite. Sa mère n’est pas encore à l’EHPAD mais Jeanne sent bien que ça la gagne. Car sa mère a la gagne et la foi en l’abbé Pierre. Mais ça c’est une autre histoire qui avait beaucoup surpris Jeanne qui pourra un autre jour montrer le portrait que sa mère a consacré au monsieur tout en noir. Peut-être que sa drôle de maman qui ressemble à une chouette pas très nette finira bientôt au long séjour qui est le point final de l’EHPAD. Allez savoir ce qu’il y a dans les portefeuilles mondialisés des petites crackes boursières. Oui car cette vieille chouette boursicote comme une vieille rentière qui a plus besoin de sous que les ouvriers qui bossent pour ceux qui les mettent ensuite à la porte pour rentabiliser le fameux portefeuille. N’est-ce pas Bibendum ? N’as-tu pas de l’amour total pour ton portefeuille ? Est-ce ton cœur pour lequel tu as mal ou fais-tu simplement parler tes intestins qui partent tout le temps en capilotade depuis que tu manges du lapin aux pruneaux ? N’en as pas tu marre de chier ainsi sur le monde en ne donnant rien de ton portefeuille qui part en cacahouètes soufflées depuis que Lisbeth veut croquer des pommes alors que la vieille chouette préfère les vieux pc qui rament trop et qui sont lents au démarrage.

Alors Jeanne veut connaître ses origines. Qui est ce fier officier en habit militaire surmonté d’un lys blanc ? Serait-il un corps sain ou un corps sage ? Sûrement un corps beau avec beaucoup de fierté et de certitude dans le port altier et, il faut bien le dire, aristocratique. Cela va de soi quand on a des origines sanguinaires. Jeanne s’appelle Decouty et ça se sait sur la toile que c’est une rebelle sans foi ni loi et bientôt une belle sans loi ni toit. Mais ne nous enervons pas, tout va bien se passer pour elle et son Jean pour l’instant qu’elle porte comme un vieux blue jean dans sa tête. Tout de suite, elle a un petit coup de blues mais ça va repartir avec une nouvelle petite photo.

Là c’est une bergère avec le dieu Pan un petit peu comme Peter Pan et sa Wendy. Et Jeanne a l’impression de retomber en enfance alors qu’elle est en pleine adolescence à bientôt cinquante-trois ans qu’elle va attraper en avril 2025. Et là elle est un peu perdue dans les dates, un peu comme sa mère qui veut l’attaquer sur le fond et sur la forme alors qu’elles sont au diapason toutes les deux sauf sur les ressources qu’on ne doit pas exploiter qu’à son seul profit mais qu’il faut partager entre gens civilisés. C’est ce sur quoi Jeanne s’était engagée à faire sur la toile et depuis peu on lui prête beaucoup pour un rendu aux moyens humains et matériels limités. Alors que tout chez sa mère est illimité : sa paie, son téléphone, son téléviseur éternellement connecté sur les mêmes chaînes. Enfin bref, tout déconne et Jeanne déconne beaucoup avec ça. C’est son moyen humain de rire de ça toute seule. Est-ce que cela pourrait faire rire d’autres personnes sans contrarier qui que ce soit ? Mais ça Jeanne ne sait pas faire. Elle se rend compte que ses caricatures peuvent être prises pour des blasphèmes alors qu’elle se fait une simple joie de placer quelques bons mots parfois. Tuerait-elle père et mère pour faire ça ? Elle le fait sur le http://www.net et elle aime beaucoup ça. Mais sera-t-elle toujours très nette ? La suite du feuilleton Jeanne et Jean demain.
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