De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne ne presse rien !

Jeanne finalement ne presse rien. Elle est juste pressée d’écrire. A Jean, évidemment, c’est comme cela qu’elle voit le temps. Ecrire à Jean qui pense à elle, tout le temps. Depuis tout ce temps qu’ils sont accrochés à leur tout petit firmament, leurs poussières d’étoiles et leurs astéroïdes. Jean l’aime seule avec ses embruns sur une tête bien faite, et pleine comme un œuf qui n’a jamais passé le bac, juste le bac des passeurs de temps, de ceux qui se souviennent qu’ils aiment la lumière des ténèbres, comme cette lune qui brille au-dessus de nous. Tant Jeanne va à la lune qu’à la fin elle se casse faire un tour dans le jardin des voisins, à regarder ce qui se passe au-dessus de chez elle, dans une autre réalité que la sienne. Jeanne vit dans un univers parallèle. Elle le sait bien, elle le sent bien. Aujourd’hui, elle a vu des pères Noël en motos, des camions blancs qui viennent d’Argentine, des camions qui ont pris le navire pour arriver jusqu’à elle et la dépasser sans vergogne. Jean ferait-il cela s’il devait la voir, un jour, à une heure précise ? Dans l’espace, le ciel, ou au-dessus de son lit ?….. Comme elle se l’imagine parfois, elle entend sa voix qui lui susurre : – Jeanne je t’aime encore et j’ai envie de finir ma vie ici avec toi… Pourquoi Jeanne n’es-tu pas avec moi ?
Jean je sais bien que tu n’es pas un poète maudit, tu es le fruit d’une rencontre entre une princesse et un vaurien qui t’a dit de tout renier. Même moi ? :O Alors viens Jean et ne file pas un aussi mauvais coton. Sois avec moi, ne crois pas tout ce que disent les autres sur moi. Je suis simplement fatiguée par des bruits qui m’assaillent, des douleurs et aussi des plaisirs qui me font sortir de mon nid. Mais je rebondis même si parfois j’ai envie de…. pleurer ? Eternuer ? Les larmes affleurent et sont tout de suite séchées à la seule force de l’oubli…. Un oubli qui revient comme un boomerang, parfois une sale odeur ou une belle couleur, comme le toit de la cathédrale de Chartres que je viens de voir. Un beau vert, proche de l’émeraude qui luit à mes oreilles….. J’ai eu jadis un collier de jade qui m’a été offert par un homme que je n’ai jamais aimé. J’ai succombé à ses coups de boutoir et pourtant, j’aurais préféré avoir de l’opale au bout de mes oreilles. Viens, apporte-les moi, je préférerais mille fois ça. Je n’attends que ça. De l’opale pour aller jusqu’à Kinshasa…. Avec toi ? Toujours avec toi, dans mes songes, mes envies et mes délires aussi°°°°°

Et c’est ainsi que Jeanne envoie ce message à Jean qui l’attend sans doute, ce soir ? Ou peut-être dans un autre espace-temps. Allez savoir ce qui se passe entre Jeanne et Jean….

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