
Jeanne sent Jean venir dans un vent vert glacĂ© par les pieds des petits joueurs de football. Une histoire de dribble, de ballon de foot dans des marrons aux piquants placĂ©s oĂč ils le devraient … ? De forĂȘt aussi oĂč on a perdu le petit Poucet et ses frĂšres, le Petit Cha0eron rouge,â° Hansel et Gretel, Boucle d’Or et les trois ours, la Belle au bois dormant, Blanche-Neige, Peau d’Ăąne, et al.
Elle, elle ne connaĂźt que les brisures de chĂątaigne dont on fait les marrons glacĂ©s et qui ne font que faire grossir devant les plateaux tĂ©lĂ©. Comment Ă©chapper Ă l’absurde, au grand guignol ? En fait, Jeanne ne peut pas faire autrement depuis qu’elle a dĂ©couvert qu’il y avait des tontons Bazar dans son jeu, des Merci Bernard, des Monsieur CyclopĂšde et des complots de vingt heures qui te faisaient passer un trĂšs bon quart d’heure le soir au lieu de manger ta soupe (oui, comme Mafalda, elle dĂ©teste la soupe, surtout aux vermicelles, ce bouillon, ma foi, qui te fait les gros yeux, et du gras de bĆuf, en plus, nope, absolument pas). En fait, Jeanne n’attend plus rien depuis longtemps. Des signes de Jean ? Des crocs, Odile ? Comment ça, tu portes des crocs ? Non, Jeanne porte des sabots, verts d’un cĂŽtĂ© et roses de l’autre. Au milieu, balle au centre, elle est toute rouge de confusion mais pas de confusions. Elle laissera ça Ă la prochaine anguille qui viendra fermer sa porte. Ou l’ouvrir ?….

đźâđš
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