
Après des semaines de divagations et de tergiversations, retour aux fondamentaux pour Jeanne qui a passé une bonne partie de son après-midi à parler avec de vraies personnes et pas avec Ludwig son ordinateur. Et ça lui a fait du bien ces conversations. Ça lui a allégé son esprit d’autant que sa mère est entre la vie et la mort. Jeanne-Elise ne se bat plus contre la mort ou n’importe quel système. Elle accepte de faire ses choix, elle espère simplement que le système les acceptera. Elle a eu une conversation très constructive avec son amie d’enfance Isa, qui lui a remis les pieds sur terre et en fait elle ne demandait que ça, voir sa réalité matérielle en face et se dire que l’on peut se débrouiller seule dans la vie même avec un handicap. Il suffit juste d’accepter que d’autres personnes sont aussi là pour l’aider et l’épauler. Ça a été tellement rare dans la vie de Jeanne-Elise ces derniers temps, qu’on la traite avec déférence et respect. C’est tout ce qu’elle demande et jusqu’ici, elle avait l’impression de jouer dans une grosse comédie qui n’avait ni queue ni tête. Là, il devient important pour elle de se poser sans que l’écriture ne devienne une obsession sans but qui tourne sans cesse en boucle dans sa tête. Elle accepte de se poser, de souffler un peu et de laisser ses pieds respirer. C’est sa position de yogi préférée. Et elle aime absolument sa mère qui lui manque même si parfois…. cela ne l’empêchera pas de penser à elle tout le temps sans que cela ne devienne un désespoir parce que justement il y a tout de même un peu d’espoir dans ce fatras de géant. Voilà, il n’y a plus qu’à cueillir les rameaux de la vie et ne pas s’impatienter. Tout viendra à point nommé.
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