De Jeanne à Jean

.

Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Des fleurs de saison

Il y a parfois de drôles de manière de fleurir une tombe. Des roses de Noël, un bouquet de bruyère en fleurs, des pensées, des roses qui ont séché, des hortensias coupés qui refleuriront bientôt. Oui, des petites tombes partout sur la Terre pour dire qu’on peut refleurir une coupe de terre, un beau bouquet de sauge que l’on fait brûler pour que cela attire les esprits. Oui, mais quels esprits ? Ceux qui t’ont attirés jusqu’à moi se dit Jeanne-Elise ? Oui, comment ne pas savoir ça ? Ceux qui ne te font pas mourir tout de suite et qui te donnent un sursis au moins jusqu’à tes 78 ans ? Est-ce qu’on peut dire que ce sera avant avec la fuite des cerveaux qui ne maîtrisent pas le temps ? Jeanne-Elise prend la fuite et s’en va au pays du soleil levant, quelque part dans l’est de la France. A moins que ce ne soit à Tombouctou, Ouarzazate ou tout simplement dans un endroit paisible et magnifique… ? Elle connaît cet endroit, c’est là où poussent les choux-fleurs, le sarrasin et les bruyères en fleurs comme aimait sa maman qui l’aimait tendrement. Et pourtant, Jeanne-Elise ne croyait pas à cette tendresse là. Ça sentait trop le rosbif et le cœur du filet de bœuf qui se dechiquète sans peine à la fourchette. « Oh mais quelle tendresse » se souvient Jeanne, la cane de son grand-père. Tendresse et cœur ferme pour des accords de cœur et de corps. La messe n’est pas dite et n’est pas finie. Il y a encore des soucis, des choses à régler et de la douceur à revendre. Il faudrait s’empêcher de pleurer. Jeanne-Elise n’y arrive pas vraiment. Alors elle espère faire un peu rigoler ceux qui n’ont pas d’imagination.
Jeanne-Elise se coupe de toute envie d’abomination. Elle veut reprendre sa vie en main et tant pis pour le coquin, ce sera avec la tendre copine coquine, la majestueuse Oona. Mais ça vous le savez déjà. Alors rideau cette fois-ci. Les plans à tirer sur la comète sont fort nombreux et il y a d’autres imaginations pour ça. Imaginons un brainstorming entre un pangolin et une truite, que se raconteraient-ils ? Ça sent la vase par ici. Eh oui ça sent le vase et la vaseline pour enrober tout ça sur une planche à fakir. Et qui grille sur le barbecue des jeunes filles en fleurs ? Eh bien Marcel Proust justement. Tout ceci n’a ni queue ni tête et tout ceci vous embête justement. Cela n’a une signification que pour ceux qui parlent d’autarcie, de référendum et de crème aux champignons. Pour Jeanne-Elise, la signification, c’est qu’elle est partie depuis le mois d’août dans un satisfecit de ses plans sur la comète. Il n’y aura plus que la vaseline à remettre sur le carburateur. Rendez-vous au mois d’août et répétez tous en chœur : « au pays des Radegonde, on met sa bouche et son cœur ailleurs ». Tout ceci vous semble bien abscons. Il y a des baisers qui ripent et des cœurs qui s’arrêtent comme une pile. Oui, je sais ce que ça fait de recevoir sa pile de contrecœurs. Le dimanche, il n’y a pas assez d’empêcheurs de bébé à remettre tout dans le cambouis du moteur. Demain, ça ne fera pas assez. Demain, on fête la naissance du prophète et de ses ascendants, les rois de l’obéissance à la fratrie qui a du cœur. Tout ceci n’a de signification que pour ceux qui ne promettent rien.
Alors Jean-Eric, qu’est-ce que tu écris en ce moment ? Une histoire de flic qui sent la guimauve et la violette et sa fliquette qui sent l’encens au patchouli ? Oui, c’est ça, et elle est muette. Cette fille n’a pas vraiment de cœur ni de rancœur. Elle a juste envie de rendre l’âme à gauche.
Son âme est à gauche. C’est ça le problème du fond de son âme qui prend feu dès qu’on lui montre une boule d’Istanbul ou de Chine.
Sa voiture vient des chaînes de Turquie.
Et ses boules en papier crépon ne viennent pas de Chine mais de là où on montre le safran par le petit bout de la lorgnette.
Des sornettes,  n’est-ce pas ? Eh bien oui.
Sa mère était juive et elle le savait bien.
C’est la suite des événements désormais.
Et elle aura un enterrement sino-celtico-indien. Avec de la grande musique, du blues à la gospel et des poèmes.
C’est tout ce que l’on peut dire actuellement du côté de Mon Idée. Aux Olivier d’y penser.
Aux Éric de choir sous la table de Jeanne-Elise.
Et aux Christophe de voir si les Bruno ont vingt ans ou cinquante ans.
A moins qu’ils n’aient cent cinquante ans.
Et les Daniel dans leurs prés jouent de la trompette.

Et voilà pour le programme des événements qui s’alignent pour une mère juive, cachée comme Sami Frey chez Sainte Radegonde. Ici, la misère on connaît avant l’opulence des bons moments.

Ceci est une fantaisie burlesque pour personne avertie.
Et je vous le dis comme je le pense, Christine n’est pas maussade, c’est ce que l’on en pense qui l’est.
Christine était ma mère et elle était aimée de Jacques Weber et Pierre Arditi, comme sa fille la grande Louise-Elise Delattre de son vrai nom de naissance.
Cette fille a de l’importance.
Elle est en transe dès qu’on lui parle source et eau souterraine.
C’est pour ceci qu’elle ira voir si Radegonde ira boire à l’eau de sa fontaine, pas loin d’Iturregi.
Oui, l’Espagne, je sais, ça fait des châteaux avec des clés maussades. 🔑
Moi j’ai la clé mais je n’ai pas de château.
Juste un château de cartes qui s’affole à la moindre contrariété.
Le prestidigitateur ? Pirlouis de Fantasy simiesque. Je sais Olivier, c’était le nom du lapin de mon enfance, un wonderfultexaveryverybeautifulskin.

Voilà maman l’antre de ta petite lapine. Marcel est là, bien timbré. Oona aussi, bien installée coucouchpanierpapattesenrond.

Et à demain les p’tits cons 🤫😉


En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture