





Jeanne se dit que l’on ne peut que purifier l’air quand on est sincère. Elle ouvre grand ses bras à la vérité et à la contrefaçon car sans contrefaçon, malaxons les petits boutons de l’incertitude qui nous broie dans nos corridors. Je suis allée voir ailleurs si j’y étais pour tout le monde, eh bien je n’y arrive pas se dit Jeanne. Quelque chose se trame, c’est certain et partir d’ici ne la mettra pas dans l’embarras mais dans un grand choix de venir voir si c’est certain qu’on la mettra dans un grand bain de certitude ou d’olanzapine. Pour l’instant, c’est le solian qui fait effet. Jeanne a oublié de le prendre ce matin et elle ne s’est aperçue de rien. Tant mieux, cela veut dire que son temesta fait effet et que le décès de sa mère est pour beaucoup dans la voie qu’elle va prendre, celle des trous d’air qui n’ont pas besoin de comprendre qu’il est certain de tomber par terre quand on peut prendre un autre chemin. Voilà, c’est certain, Jeanne reprend le refrain de son moins-disant de père. Je dirais que c’est certain même. Il la veut mieux et pour lui tout seul. Alors il a évincé sa mère qui a pris une pilule pour s’envoyer dans l’espace. Et patatras, la fille de la commune a vu l’épiphanie élargie, le petit Juste et sa terrible panoplie. Et que devient Jean dans tout ça ? Eh bien il expose sa prose au mieux-disant, à l’abattement et à la certitude d’être grand. Pourtant, il prend modèle sur un napperon de la mère à Christine, qui repasse son linge moins bien qu’en Chine, alors pourquoi débuter par un enterrement alors qu’on serait bien mieux dans le rôle d’Iphigenie qui ne croit plus en dieu mais dans tous ces esprits qui nous entourent, dans ces paires d’yeux qui nous encerclent et disent : peux-tu prêter un genou à ton prochain ? Que me vaut cette incartade, s’étonne Jean dans une tirade que l’on croirait sortie des ambassades des lointaines forfaitures. Maman je t’aime dit-elle dans une embrasure de porte qui la fait agir loin. Cette agitation ne sent pas bon. Ce brainstorming ne vaut pas la peine d’une endive et d’un ananas. Voilà qu’elle sent qu’elle pue le miel et le secret de polichinelle. Elle est la fille à Jean-Paul et Claudinette. En fait, c’est Jean-Baptiste et Christinette qui font des entrechats. Maman, tu es classe avec du boudin blanc. C’est tout ce que je voulais dire au vacherin : je t’aime tu sais, sans la grande bleue mais avec le succès de Rabindranath Tagore. Voilà tout ce qu’a appris Jean-Minerve qui ne dit rien mais consent à une trêve où on pourrait trouver le trou du lapin. Jeanne-Elise n’en peut plus de ces filles violées, de ces filles abusées, de ces filles dont on se sert pour semer le trouble dans les hautes sphères à la Bruno-Roger Poirson. Voilà comment se débrouiller contre ça. Je n’irai pas plus bas. Je m’en contrefiche si le carburateur a fichu le camp dans l’incinérateur. Il ne manque plus qu’un zéro à son emploi du temps et elle aura mis le temps à se rendre compte qu’il lui a fallu du temps pour se mettre au diapason avec les archives de son cœur. Elle ne veut pas revenir en enfance, elle veut du pain pour mettre du jeu dans la balance. Et elle défie celui qui reviendra par je ne sais quelle déroute au mois d’août semer le doute. Et maintenant elle s’amuse avec son polydent. Voilà, la haine en ligne n’a plus de droit. Il n’y a plus que les Vasseur qui voient ça. Et Jeanne-Elise respecte en ligne ses détracteurs et leurs ignominies.

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