
Demain, Jeanne-Elise se jettera-t-elle dans la fausse…. idée, illusion, pamoison ? Demain, sera-t-elle avec Marcel en plein Printemps Proustien ou avec Jeanne-Christine qui a droit elle aussi à son éloge funèbre ? Qu’a fait Jeanne-Christine dans sa vie ? Naître, à trois heures du matin apparemment un jour de février 1940. Elle est née à 80 ans, quand Jeanne-Elise a tenté de se suicider. Et puis après plus rien. Aujourd’hui, elle est née au mois d’août et elle va apprendre à marcher près du poêle à mazout. Et plus rien ne la retient, ni son père, ni sa mère, ni sa sœur et tout à coup, elle tombe et puis elle pleure. Elle ne se relèvera pas. En tout cas pas comme ça. C’est la faute de Jean-René qui tue tout même les chasseurs qui lui ont appris à faire un pied de nez à cent trente kilomètres heure en regardant le loup-garou remettre des sous dans l’horodateur des filles qui ont les jambes fines. Jean-René vient relever les compteurs tout en comptant ses sous pour laisser ses filles dans leurs splendeurs avec plus ou moins de panade au cœur. Jean-René aime ses filles mais n’a pas de couilles au cul. C’est un trou du cul et un vendu à la cause des invendus. Voilà-t-y pas qu’il change de diable et qu’il s’en remet à Notre-Dame-de-la-Charité car tel est mon bon plaisir mon bon seigneur. Jeanne-Elise sait qui il est et il sait qui elle est. Il la fuit comme si elle était une partie de jambes en l’air avec le curé de la paroisse. C’est comme ça qu’il a eu sa sœur-des-bienfaisances-du-social. Et Jeanne-Elise écoute et puis elle prie quiconque qui lui aurait appris que son nid était suffisant pour elle. Mais elle veut quitter Saint-Avit pour rejoindre Bagatelle et ses magnificences. Quelle emmerdeuse cette Jeanne-Laurence qui croit en tout ce qu’elle touche mais pas en ces magnificences qui paraissent surnaturelles. Maintenant, c’est l’heure de la douche et du soupir. C’est Jeanne-Elise qu’il faut fuir car c’est elle qui a pris la décision de se tenir à l’échelle et de bien suivre la corde sans la main d’un compagnon qui l’accompagnerait dans la solitude de la vie. Mais elle trouve tout un tas de moutons et de brebis galeuses qui la guident dans la vie, parfois sans le faire exprès, croit-on. La dernière photo de sa maman qu’elle a prise était une méprise. Sa mère n’était pas faite pour mourir ainsi mais c’est l’occasion pour Jeanne-Elise de prendre son envol et de devenir écrivain. Est-ce à peine croyable ? Que peut-elle construire encore ? Des poèmes ? Des diadèmes ? Des diamants dans les cheveux en formes de poèmes ? Urbi et orbi ? Ah oui vraiment ? Finis terrarum ? Où finit la terre et où se maudit le terrarium ? Quel est ce mystère que l’on envie à personne ? Qui Jeanne-Elise a-t-elle vu un soir de 2027 ? Une hyène assassine ? Une bombe masculine qui fait semblant d’être une femme ? Une pompe à retardement qui se prend pour la sagesse du moment alors qu’on sait bien qu’elle est ratée et qu’elle a tout d’une DS de la première génération que l’on ne veut pas conduire de peur de faucher ses rejetons. Que doit-on dire de ces belles voitures de course qui s’affichent au gouvernement ? Que c’est affligeant ? Désolant ? Insultant ? Méprisant ou tout bonnement plus que méchant et versatile que les allumettes de la nicotine ? Et Sécotine qui travaille en pure perte. Bonjour, aujourd’hui, c’est l’avenir d’être chômeur. Bienvenue dans notre monde versatile où tout s’apprend par cœur, même le repassage et le ravaudage et les amis qui ont la bouche au cœur. Qui a pris la décision de la mettre dans le grand bain sans vérifier qu’il y avait bien les enfants du grand ordonnateur qui est son parrain dans le cœur, il s’agit de Jean-Yves Cheminot-Duralex ? Car dura l’ex, cède l’ex. Et tonton Basile est un peu versatile. Jeanne-Elise préfère les tontons kangourous aux pochtrons qui font partie d’une autre génération, celle du petit jaune qui s’éternise à l’heure de l’apéritif qui n’en n’est plus un puisqu’on en est déjà à l’heure du dessert devant l’ordinateur. Et voilà. Demain, ce sont les obsèques de Jeanne-Christine Bourdin qui voit en sa fille une versatile qui n’a pas de cran. Mais c’est tout le contraire qui arrive. Elle s’en fiche des ragots et des commérages. Elle trace sur son sillon et sera l’écrivain de la famille et de demain. On verra demain matin qui sera le plus écrivain ou écrivant. Demain, c’est la sieste de Jean-Benoît Pourtour et il en a plein l’autour. Merci monsieur Jean-Benoît d’avoir été là pour guider Jeanne-Elise dans son rôle d’écrivain au pied de la lettre qui prend d’autres noms pour se sentir plus vive, plus agile et plus vivante que jamais. C’est sûr que c’est un style mais c’est de l’amour avant tout, pour les gens, les débiles, les fantômes et les petites mamans qui trouvent que tu as du style sans tes sentiments, Jeanne-Elise de Carentan. On est bien quand on est l’aînée d’une fratrie et qu’on a un style à faire des pieds de nez à des frères et des sœurs que l’on n’a jamais vus. Même s’ils sont francs macs ou pas.
Et l’imbécile des Pyrénées qui ne viendra pas.
Elle a trop de succès maintenant qu’on sait qu’elle se tape des ménages pour acheter des joujoux à son beauf qui épie sur internet s’il peut se trouver une copine ou deux sur adopteunetonsureettroisbonnessoeurs.
Voilà. C’est tout.
Demain, bancs de requins et toi tu seras la dernière à conclure la cérémonie.
Tu as fait un joli petit bouquet Jeanne-Elise, c’est l’essentiel et tu le sais.
Des roses de Noël toutes fraîches, une photo dans un cadre, des pétales d’Hortensia et deux clés usb.
Voilà, c’est tout ce qu’il y aura à faire pour ta mère demain avec le discours en clôture.
Surtout prends bien ton discours, rassemble-le tout ce soir et surtout pars bien à l’heure avec Jeanne-Françoise qui est une chic femme.
A demain…
si tout va bien.
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