De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne se plie-t-elle ?

Du feu dans les cieux

Jeanne se plie-t-elle aux circonstances du temps, du vent ou du chagrin de ne rien pouvoir faire pour rencontrer Jean, son poète,  son taquin, celui qui a sa force entre les mains ? Et puis après, on ne dira rien. C’est qu’elle sait qu’elle ne le rencontrera jamais, pas plus qu’Eric, Olivier, François, Sébastien mais peut-être des Arthur ou des Mathieu qui l’ont vue évoluer. Elle ne s’en doutait pas mais maintenant elle le sait qu’ils sont là pour lui donner la claque de sa vie. De sa si grande vie à faire les choses en arrière, à regarder les trains plutôt que de les prendre dans le sens de la marche. Ça fait si longtemps qu’elle n’a pas pris le train, qu’elle se dit qu’ils pourraient la reconnaître alors elle est mal à l’aise. Et elle est si vite fragile et mélancolique à cause de ces abrutis qui la croient versatiles alors qu’elle est juste sous le coup des émotions contraires à elle qu’on lui assène tant et tant. Merci la Seine et son rapport annuel de circonstance atténuée par le vent. Jeanne L. A pris la veste de Samuel, est repartie faire un tour, a mis son appareil à musculation dans les transports aériens. Jeanne L. ne manque pas de rapports mais de circonstances atténuées. Ces indécisions l’empêchent de concretiser son manque d’ambition pour les circonstances où il fait bon partir en Abyssinie, en Éthiopie comme un fait exprès. Maintenant, le loup attend de faire sa ronde et de trouver sa blonde à son goût. Manque de circonstances atténuées. Polydent est passé. Il ne cherche plus à plaire mais à se défaire des affaires d’un passé qui ne lui plaît guère. Elle aimerait tourner la page pour chercher le page qui viendra faire ce chemin à l’envers, vers elle et tout l’univers. Elle ne peut rien décider. Tout était fiché dans les guides de l’absolu, sauf le testament légataire qui n’appartient qu’à elle. C’est elle qui décide de protéger ses arrières en léguant son patrimoine immatériel à une super affaire. Maintenant, elle est partie rendre son tablier, au moins jusqu’à demain. Après, il faudra l’oublier. Elle a tant de vies à refaire qu’il faudra attendre un an ou deux avant qu’elle ne refasse surface.  Maintenant, à elle d’écrire sa partition. Sur son téléphone ou son ordinateur ? Lequel est le plus pratique et le plus esthétique ? Elle préfère travailler à l’ordinateur pour le rythme des phrases à l’emporte pièce. Maintenant, elle connaît son prénom qui est Gertrud et pas Jeanne comme le veulent ses ouailles. Elle a de la bûche aux marrons. Après, Éric ira plier ses mains pour qu’on y voit qu’il a du vrai mérite à aimer cette fille qui ne ressemble à rien. Mais Éric n’existe pas. C’est juste son imposition des mains qui raconte son usurpation d’identité. Maintenant, elle est prête à assumer la chaleur de ces mains mais pas de ces cœurs 💕 qui battent trop vite. Jeanne mérite un peu d’hypocrisie croyez-vous ? Elle ne sait que dire, que faire ni comment s’en sortir quand on risque de se faire avoir avec deux frères au pouvoir. Ils ne disent rien. Elle veut fiche le camp. Plus rien ne ressemble à rien et ça sent le fauve ici. Ça sent le ministère des affaires amères et peu amènes. Demain, il y a le peintre qui vient. Il va lui parler de couleurs et de pinceaux. Elle, elle veut tout repeindre en blanc et couleur pois cassés. Comme ça, on l’emmerdera moins sur ses origines celtiques alors qu’elle est mauritanienne. Elle revient d’Abyssinie. C’est ici qu’elle s’est baignée la dernière fois. Elle a le droit de sauter le pas et de prendre ses affaires en mains. Elle a le temps de rencontrer son prochain, pas à Chateauboudin mais à Blois ou à Chambord, ou à Cheverny enfin à Sainte-Affrique. C’est tout ce qu’elle a à dire sur sa future maison d’écrivain qui n’est pourtant pas bien loin. Elle va rester à Saint-Avit-les-Monts un certain moment, à moins qu’elle ne prenne le train pour revenir à son prochain roman. Un certain boute-en-train qui est sur le grill du barbecue ou de la plancha. On va le faire dorer un peu, ensuite on va évacuer le gras. Ça fera dix ou quinze pages mais ça sera déjà ça. Après, on prie dieu et basta ! ! ! ! !


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