De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Que faut-il écrire pour que tout s’invente à Saint-Jean ?

Bon, Jeanne-Elise est maudite et essaie d’écrire tant bien que mal des choses pas mal et sa machine fait des bugs, son WordPress se met à hoqueter puis elle a trop diffamé les poètes qui mangent trop de pain, des capitaines de frégate tauromaniaques qui sont classés parmi les chimpanzés avec des sexes énormes qui ne passent pas dans le trou d’une souris qui n’en voulait pas. Papa, c’était un pote à toi. Moi je ne l’ai jamais vu aimer qui que ce soit, à part sa bite et son franc parler plein de non dits. Non, la poésie n’aime pas la tauromachie mais les fleurs, les plantes, les oiseaux, la mer et l’océan, les australopithèques et les orang-outang, les zèbres et les hippopotames, les chats, les chiens qui n’aboient pas, les amis des citoyens qui ont crié par la porte : mais que le diable t’emporte, machine à remonter le temps !
Tu n’es plus seule désormais, mon orang-outang préférée, lui dit Jeanne-Erika qui l’aguiche comme si c’était Jean-Eric qui lui disait ceci.
C’est sûr, elle n’est pas jolie Jeanne-Elise mais elle ne veut pas s’apitoyer sur son sort.
Elle n’a l’air de rien.
Elle se confie à ses maîtresses, ses institutrices et ses maris d’un jour qui lui disent : Jeanne-Elise, il ne faut pas se laisser faire !
Et Jeanne-Elise est fatiguée et bien embarrassée.
Elle est tendre comme un loukoum, aussi grasse qu’un chameau qui boit et aussi vache que sa sœur qui se porte comme un cœur.
Elle ne se supporte pas.
Tu crois qu’elle en fait trop ?
Mais ton Oona-Mina t’aime déjà et se blottit contre toi.
Chez toi, tu n’as pas vu ça.
Elle t’a adoptée déjà.
Cette chatte était pour toi mais ça ne te suffira pas à faire exulter ton corps.
Tu as besoin de bons rapports avec la gent masculine.
Tu ne t’imagines pas sans lui.
Il est bavard et disert, silencieux et taciturne, rieur et engageant, taquin et parfaitement à plaindre puisqu’il ne t’a pas dit je t’aime mais « offre-toi à moi ».
Mais ainsi va le poète.
Il s’aime et en oublie d’aimer les fleurs de la muse qui se fait poétesse à son tour.
Elle aime ses cheveux, sa nuque et l’ourlet de son oreille qu’elle a envie de toucher à la base des cheveux, de ses pattes d’oie.
Et Jeanne-Elise n’en dira pas plus.
Elle ne dira rien au bottin mondain.
Elle a déjà aimé ses cheveux, elle les a poussés vers l’avant, ou l’arrière, à moins que ce ne soient des cheveux ébouriffés qu’il aime faire passer pour des ennemis.
Il dit amen à tout.
Ou presque.
Avant tout il dit je t’aime.
Sans ton corps mais avec ton âme qui m’appartient désormais.
Mais elle veut plus que ça.
Ne pas choir ni décevoir.
Elle veut une juste rétribution à ses réclamations.
Elle veut un nid, une passion et des écrits à faire lire à l’infini.
Voilà, c’est dit…

Et un corps à faire exulter, s’il-vous-plait . . . . . .


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