
Jeanne-Elise sent bon et connaît Lizzie Lechat qui s’y connait en sent-t’y-bon. Tout sent bon chez elle. Ses ambitions, son embonpoint et ses petits points de suspension. Mais Lizzie est vraiment hénaurme et a des points de suspension plein la crinière. Ce qu’elle n’aime pas Lizzie Lechat, c’est qu’on se moque d’elle sans la faire participer à ces élucubrations-là. Lizzie Lechat est une fille caractérielle mais ne le fait pas ressentir dans sa façon de gérer sa vie sociale. Elle a juste envie de passer un bon moment entre personnes civilisées. Et puis après, on gère comme on peut. On essaie de rattraper ce passé comme on peut. Si Jeanne-Elise est dépourvue de bienheureux bienfaits à son encontre, Lizzie Lechat a un bien joli minois. Elle ne s’empêche pas de penser à une exclusion des filles de la cour de récré mais désormais, ce qu’elle veut, c’est qu’on lui fiche la paix, avec ses indécisions et ses émoluments. Ce qu’elle veut par-dessus tout, c’est une paye, et une bonne paye, ma foi. Elle y jouait quand elle était petite avec son frère Thierry la frite. Aujourd’hui, elle s’en souvient et trouve ça, soit rigolo, soit pathétique, d’avoir des souvenirs comme ça, de ne pas avoir su jouer au Monopoly mais à l’Eldorado et au Mikado. Maintenant, ce qu’elle sait jouer, c’est au clavier bien tempéré de sa charité bien ordonnée. Lizzie Lechat aime aussi les chats, comme beaucoup de personnes, je crois. Elle se sustente avec une bonne rasade d’anis étoilé et de compote de pommes, de poires, de raisins et d’amandes entières. Elle, ce qu’elle veut voir passer, c’est sa vie entière dans un filet peu ordinaire. Dans ses vidéos, dans ses carnets rosés et ses vieilles ronéos typées. Elle a mis de l’enclume dans son diamant versatile, ce qui veut dire qu’elle n’est pas facile mais très agile. Sa silhouette a beaucoup de raisons d’être si grassouillette que ça en est charmant, jamais déroutant. Et maintenant, tu as barré ta route à une sacrée bande dessinée qui ne voit plus le temps passer en ta compagnie, Lizzie, et c’est pour les bienfaits de la radiodiffusion qui est hébergée chez un voisin, un peu tarte, un peu torgnole d’une ancienne auto-école. Tu sais qu’ils aiment les points de suspension et les embonpoints. Toi, Lizzie, tu aimes les bons points et les envies de mourir à tes côtés. Tu n’en n’aurais jamais assez. Allez, maintenant, trêve de parler, Jeanne-Elise est jalouse de toi et te trouve bien trop large de hanches pour que tu connaisses la vérité entre ta réalité et celle des braves gens qui s’acharnent sur ton sort alors que tu n’as aucun ressort, à part dans tes cheveux et ta paire de roustons que tu colles à tes envies de mettre une bagnole entre les omoplates de petits coqs assassins qui en usent plus d’une à en coller une à tes satanés biftons, tes petits billets bien assaisonnés…
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