De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Plus douce sera la chute avec…

Plus douce sera la chute… avec un parachute… c’était son lien avec le bizarre, le surnaturel, cette histoire de gaze qui lui va à ravir quand elle reparaît dans le screen de la vie civile, parce que ce lien qui s’est construit avec Jean-Eric depuis cinquante ans déjà ne peut pas finir comme ça. Elle avait un peu plus de deux ans quand il est entré dans la salle de bains, sa maman n’était pas là et son papa était tout froid. Il s’est aperçu que dans le scred de Jeanne-Elise, il y avait des secrets qu’elle gardait bien cachés. Pourquoi son papa était remonté vite fait comme un vicieux alors qu’il aurait mieux fait de lui apprendre à reprendre son pouce plutôt que cacher son Paulo dans le tuyau de la salle de bains pour boucher un drain. En gros, Jeanne-Elise a été violée par toute une équipe de misogynes qui veulent la faire passer pour une misandre. Alors, avec Jean-Eric, ça c’est mal passé la première fois qu’ils se sont vus, comme ça comme deux bourgeois, elle avait perdu un truc et lui l’avait ramassé. Elle l’avait carrément insulter, Jean-Martin qui n’a plus trop la frite depuis qu’il sait que c’est elle qui va gagner le concours de la plus belle pimbeche à l’Eurovision des romans les plus courts, c’est à dire le Goncourt qui récompensera cette fois plein de mises en scène à venir d’la reine des abeilles. Et Jean-Eric va venir pour la féliciter, tout simplement, et ça s’arrêtera là. Dans une autre vie parallèle, il franchira le pont qui les emmènera à Bordeaux où elle fera valoir ses droits avec tous les à valoir des bains de minuit. Elle adore ça les bains de minuit avec Jean-Eric qui est son principal cador et misanthrope qui aime attirer la chatte de Jeanne-Elise dans les recoins de la chambre. La chatte s’appelle Oona et pour ça, pas besoin de vertige. Il suffit de toucher au bouton ON et le vilebrequin est parti faire un trou dans ce coffre qui detient une malle surannée et pas tellement appréciée tellement elle est pressée d’en finir avec la vérité, des Jean-Martin qui la maudissent et des Jean-Godefroy qui la trouvent particulièrement belle avec un foulard enturbanne dans ses cheveux. C’est romantique et ça ne coûte pas un bras. Et voilà. Il n’y a plus qu’une berceuse à satisfaire, c’est celle de Matthieu qui s’dit : qu’est-ce qu’elle a encore inventé Lizzie Séné. C’est comme ça qu’on l’appelle dans les toilettes des filles, avec Michel Foucault en faux dieu comme parrain. Et Deleuze, et Gathary, et Derrida ? Ah ça, Derrida, il ne comprend pas qu’une fille déconstruite comme Jeanne-Elise arrive encore à plaire à certains… ou certaines… il n’ira pas jusque là d’abord. Jeanne-Elise est une machine à manger du pain et elle se rend compte qu’il n’y a plus de pain dans le placard. Alors qu’importe, y’a d’la compote qui l’attend pour ce soir, avec des grains, des épices et plein de fruits exotiques. Elle t’aime Jean-Eric et elle attend ton prochain passage à la porte de chez elle. Pas comme ce matin, tu n’étais pas là. En fait, t’es dans un endroit tenu secret par les services secrets de la Major Society, de la majeure partie des vignerons qui t’inventent une robe de bure alors que tu es si parfait en robe de chambre et en caleçon, comme un grand garçon que tu es…


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