
Comment accoster ces bords de rivière quand on n’a plus le temps de le faire décemment et surtout, pas la possibilité de le faire de tous les côtés à cause de ces fichues propriétaires qui enlèvent tout caractère public à ces bords, à ces lacustres totalement vétustes, grignotées par l’immensité des eaux, des berges qui ne résistent pas aux érosions et aux assèchements des bas-côtés à cause des mauvaises ressources en eau, certes, mais aussi à cause de défauts de constructions naturelles telles que des barrages de castors. En revanche, il y a bel et bien ici des digues qui pètent de tous les côtés, et ça se répand sur tous les bords, toute cette eau qui est tombée depuis novembre ou décembre 2023, si bien qu’on a l’impression qu’il n’y a plus qu’une seule et même saison, celle de la fraîcheur et de l’humidité constante qui rendent fous les champignons géants qui s’installent depuis les miscellanées du ciel et les mycéliums de la planète, sans condamner j’espère l’apparition de vierges antiques et de vierges d’antiquaires qui s’affairent à parfaire tout le temps le décor… Et pourtant, Jeanne-Elise se fiche éperdument des vierges en croix et des christs en rédemption et en assomption. Voilà en quoi Jeanne-Elise croit : ce n’est pas la croix, mais c’est l’étoile d’un berger prénommé David, et qui luit dans sa destinée. Car Jeanne est bel et bien née Weil, ou Veil comme on écrit à présent dans un monde francisé. Et ce qui est ainsi révélé, c’est que Jeanne est bien née Weil et non Decouty, qui est un nom emprunté à la Jeanne de Coutes d’Illiers-Combray. Quant à Lizzie Séné, elle est partie vérifier qu’elle appartient à un grand nom de la papauté. Quant à Marie-Lise Blanchard, elle est totalement tocarde et ringarde, née dans les bocages vendéens avec une certaine Philippine, autre prénom totalement ridicule et tentaculaire… Comment s’appeler Philippine quand on peut s’appeler Philippe, Félipe ou Félope… Quant à Féloche, elle est drôlement féroce et rugit encore… Voilà pour l’aéroport… Peut-on ressusciter Marie-Lise ou donner des prénoms comme Philippe aux petites filles du temps présent ? Personne ne le sait et nul ne s’appelle si bien hippopotame et hypothalamus que la fille d’à côté, vous savez, cette fameuse girl next door qui s’habille encore à La Redoute, même vingt ans après, avec son écharpe et son bonnet qui lui sert par ailleurs de béret et de parachute… Enfin bref, Jeanne-Elise est une petite parachutiste, une marinière et une enfant très solitaire qui n’a jamais connu le style de fille qui s’appelle Maryline, mais plutôt Brigitte, Maryse, Martine, Chantal et autres Marie-France du catalogue des prénoms des années 50… Et maintenant que s’ouvre une autre ère, revenons voir si nous trouvons une nouvelle atmosphère en adoptant le bourdon de Lizzie Séné qui n’a rien d’une vierge mais tout d’une godiche empruntée à Ouvrard…
Quant à ce que veut Jeanne-Elise, c’est du Jean-Eric ICI ET MAINTENANT ! Qu’on amène le son, que l’on fasse un peu de foin, et rangeons le son et l’âne dans le pré de Jean-Martin qui est avec les puissances de la dérision… et de l’autodérision…
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