

On vient de souhaiter à Jeanne-Elise d’être kind, but, if you want to know dear Frédérique, Jeanne-Elise is perfectly kind and peaceful, but the society she leaves in is totally unpeacefull, this is the war everywhere, with competitions, contre soi-même et surtout contre les autres. Alors, Jeanne-Elise est parfaitement correcte dans sa vie civile, c’est dans sa vie écrite qu’elle est incivile. Quelqu’un ou quelqu’une veut attenter à sa vie, c’est son prochain ou sa prochaine, son voisin de palier, la nounou qui habite à côté et qui promène son fils handicapé dans un tombereau roulant. Car Jeanne-Elise a fait une expérience bien singulière aujourd’hui, elle s’est promenée en plein milieu d’une rue de son village pour que les voitures arrêtent de rouler à toute berzingue. Et certain.es l’auraient bien écrasée sans aucune vergogne, comme ce type barbu qui l’a à peine évitée. Elle n’a pas eu le réflexe de prendre sa plaque minéralogique en photo. Une femme plus âgée, accompagnée de son fils lourdement handicapé (en fait, un énorme gogol qui bavait et qui pouvait à peine bouger) a eu l’air de trouver inadmissible que Jeanne-Elise veuille prendre le temps de vivre, tout simplement, et de ne pas aller à toute allure vers je ne sais quelle tombe, quelle nouvelle tombe ou quel nouveau paradis. Elle a semblé dire qu’il fallait être folle pour vivre à une telle allure et l’aurait volontiers tuée avec son tombereau ouvert sur le coeur d’un OVNI, d’une drôle de machine que l’on aurait pu éliminer avec un bon avortement, si seulement les gens se rendaient compte qu’il faut beaucoup d’abnégation pour refuser de se taire. La femme aurait certainement préféré tuer Jeanne-Elise sans avoir une morte sur la conscience tellement tout lui semblait dû mais surtout, ne pas toucher un cheveu de son fils handicapé qui coûte très cher à la société, il faut tout de même bien l’avouer. Certes ces personnes là ont le droit de vivre, comme les chats ou les chiens qui sont vieux ou malades ou un veau qui a le doit d’exister sous la mamelle de sa mère qu’on lui retire bien trop vite pour nourrir d’autres marmots, et ainsi de suite dans ce monde d’égoïstes, d’individus qui se prennent pour le cul la lune alors qu’ils ne sont même pas sortis d’une seule cuisse qui se tienne un peu, et certainement pas de la cuisse de Jupiter qui est un véritable enfer pour les femmes et les petits, ceux qui ne sont rien et qui n’ont droit à rien. Jupiter a dit, alors on s’exécute… Mais quand on est Jupitérien, on prend sa moitié de chagrin et on laisse parler les autres, on écoute leurs doléances et surtout, on comprend leurs souffrances mais il est évident qu’il n’est donné à personne d’être vraiment empathe, et Jeanne-Elise s’en rend compte car elle est vraiment trop bonne pâte dans la vraie vie, beaucoup trop gentille avec les saloperies que lui racontent les autres, ceux à l’esprit étriqué, aux neurones dévoyés par des envies de rapidité… de manger, de s’habiller, de pisser, d’enjamber, de conduire, de mourir aussi. Les gens sont très pressés de mourir, il n’y a qu’à voir leur façon de conduire et de se précipiter vers un nouvel enfer car, lorsqu’ils seront morts, ils seront esprits… ou ils ne seront rien… Ils ne deviendront rien car ils auront été de bien mauvais esprits dans leur vie sur Terre. Ces esprits-là s’effacent une fois qu’ils sont morts pour laisser la place à ceux qui ont fait du bien sur Terre, aux esprits, aux spirits of dreams kind and blue. Jeanne-Elise is kind but not enough calm. Alors, il faut lui dire : calm down ! calm down ! comme à un animal que l’on traque depuis trop longtemps, une louve qui n’a pas mangé depuis un bon moment et qui craint pour ses petits, pour sa vie et pour ses envies de faire un bon festin avec ce qui lui reste dans un placard, celui que lui a laissé la mère nature et pas la FNSEA ou les JA qui sont à l’agriculture ce que l’alcool est à la nuisance et à l’incitation à la débauche, à l’ignorance et à l’envie de tuer son prochain avec de simples fragrances et de relents d’horreurs dans l’incinérateur. Ces gens-là sont des adeptes d’une shoah qui ne dit pas son nom, alors on va l’écrire. Les conducteurs d’engins divers et variés, les agriculteurs de la FNSEA et des JA, les industriels de la pénicilline et des laboratoires pharmaceutiques, les hôpitaux et les cliniques privées, les très grands centres commerciaux, les hangars à patates et à Amazon, tous ces gens-là sont des adeptes de l’extermination d’une nature et de l’éradication de notre société. Ce sont eux qui nous emmènent allégrement vers une nouvelle Shoah avec l’extermination des cinq sens, l’avènement de santés défaillantes, des permis de tuer par-dessus la tête, mais il faut absolument VIVRE ou MOURIR, c’est selon ta tête ou la tête de tes parents, ce qu’ils votent ou ce qu’ils ont au bout de leur pistolet, si c’est un Rest in peace ou un Requiescat in pace… Et tout est subordonné à l’envie d’en parler. Nous présentons toutes nos condoléances aux organisateurs de lotos du Football Club Montois qui feront dès demain matin leurs jolis petits comptes et qui verront bien qu’avec un peu de malhonnêteté supplémentaire, ils pourront acheter de la choucroute dans leur cassoulet et la mettre dans la paëlla, pour ensuite en retirer quelques subsides dans l’organisation de barbecues, de merguez et chipolatas party où les zizis sont de plus en plus petits et les ventres de plus en plus gros… Voilà, c’est ainsi à Saint-Avit-les-Monts, en deux photos que je vous montre, vous avez un aperçu d’un paradis ou d’un enfer vus du même endroit et de la même place, c’est la position qui change ainsi que le point de vue. Je ne sais pas quel paradis ou quel enfer vous allez bien pouvoir vous choisir. Mais sachez que ma religion à moi, se dit Jeanne-Elise, c’est cette nature dont elle se fait une culture, un tout petit lopin de terre, et que sa moitié d’orange n’est déjà plus sur terre, c’était un gars d’orange apparemment, ou un gars qui lui a montré un jour des oranges en lui présentant ceci comme le paradis sur terre alors que Jeanne-Elise préfère largement le citron, les entremets au citron, la tarte au citron meringuée, le lemon curd ou le thé tilleul-citron, la tisane gingembre-citron, le parfum au citron de son diffuseur d’ambiance ou celui de son liquide à laver le sol. Enfin bref, l’homme de sa vie s’appelle certainement Célestin Citron ou Léon Zitrone ou Marius Citroën. Mais il n’est pas encore né. Du moins elle ne le croit pas et Marius Citroën est un bon garçon, un enfantillage et une enfance sage dans le giron d’un papa, d’une maman et d’une égalité entre les hommes, les femmes, les animaux, les plantes car chaque être a sa place et le droit de vivre en respectant les codes des autres sans empiéter à chaque fois sur les territoires de chacun en semant les confusions en faisant prendre cela pour des effusions. Mais Jeanne-Elise ne fusionne pas, elle amalgame, ce qui est différent. Jeanne-Elise ne fait pas de cuisine fusion, elle mélange sans mixer, elle ne fait que mélanger et bien mélanger, elle mêle et elle entremêle pour que les goûts et les odeurs se distinguent bien tout en se mélangeant. C’est ça le métal. Jeanne-Elise fait du métal quand elle cuisine, mais en douceur et jamais en longueur ou en largeur, toujours en rondeurs… Car Jeanne-Elise est aussi ronde que son chat et c’est un charme qu’elle ne donnera à personne. Elle préfère ses notes de cuisine à ses racines qui sont champêtres mais pas très honnêtes. Alors Jeanne-Elise cuisine, tambouille, carabistouille, s’énerve quand on empiète sur son domaine ou ses domaines et cela donne une tempête à faire résonner les plus grosses shitstorms… Et voilà Frédérique ou Gargantua, tu n’y arriveras pas à écouter tout ça. Tout ce que tu arriveras à faire, c’est de te prendre dans un sac et de mettre ta viande dans le torchon pour en faire un hâvre-sac. Tu te mets sur une planche et tu bivouaques. C’est ainsi que la norme est faite. Pas besoin de présenter des excuses, c’est le pillage dont tu fais l’objet de manière incessante qui te rend impuissante et chagrine, Jeanne-Elise, et tu te donnes toujours plus à fond sans recevoir de remerciements ou de compliments parce que tu n’es qu’un petit chien à qui on donne de temps en temps un petit susucre ou une tape polie sur le poil en lustrant son poil. Et Jeanne-Elise ajuste son col, sait qu’on la prend pour une folle alors que les insanités ne viennent pas d’elle et qu’elle le dira à la Terre entière pour qu’elle déborde et qu’elle dise : va te faire cuire le cul avec un œuf que tu vas manger aussi mollet que le cul de Brigitte ou de son mari, le gente Emmanuel !
Laisser un commentaire