
Jeanne-Elise n’en a pas fait exprès, le jour de son anniversaire correspond avec méprise. Aujourd’hui est le jour de son premier testament. 60 euros et des poussières pour laisser quelques poussières de sa machinerie interne à l’institut français du cerveau. Il faudra penser à ses obsèques. Un bon contrat obsèques qui ne contraindra personne. Il faudra de l’argent pour imaginer la suite de sa succession sans contraindre qui que ce soit. Et qui sait ce qu’il adviendra de Casimir quand on n’a rien à dire sur sa succession, si ce n’est que les méandres de son cerveau et de ses différents pseudos feront peut-être l’objet d’études, ou tout du moins de curiosité. Jeanne-Elise est très compliquée mais pour elle, tout est très simple à composer. Elle n’en n’a jamais fait exprès, elle s’embrouille l’esprit quand elle doit parler mais elle est claire et limpide quand elle se met à écrire. Tout est très simple, tellement plus simple que de s’exprimer à l’oral. Jeanne-Elise préfère chanter que simplement parler. Sa petite voix de mignonne personne ne pourra pas se consacrer à l’opéra mais pour une opérette ou un opéra bouffe, pourquoi pas. Jeanne-Elise est lyrique. Ainsi va la vie de Jeanne-Elise qui est très loin d’un quelconque showbiz. Elle s’en fiche. Elle se plaît dans ses bains de réalités, au milieu des biches, des sages et des Rabourdin qui habitent à Gallieni. Nous voilà entre de bonnes mains, se dit celle qui ne résiste pas à regagner Recouvrance par n’importe quel moyen. Jusqu’à quand sera-t-elle en pays castellois ? Elle voudrait tellement changer d’air et refaire sa vie avec l’homme de sa vie qui habite déjà du côté de Pornic. Et voilà…
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