De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne, Jean et l’amibe

Ce mur du çon qu’il va falloir effacer de sa mémoire pour retrouver une intimité, un vrai entre-soi et se dire que l’on n’est bien qu’à travers soi, que les échanges qui rassurent viennent d’un extérieur familier, pas d’une familiarité avec l’indistinct, le désarroi et un n’importe quoi qui veut dire que l’on s’écoute, se respecte soi et les autres… se respecter soi… comme Jean respecte chaque bout du corps de Jeanne en ne l’approchant pas mais en pensant à elle, à ses frasques et à ses manières d’oublier que la beauté viendra en elle… Mais elle est toujours en elle quoi qu’elle fasse… Elle oublie ce qu’elle est à cause d’amibes dégueulasses, de personnes qui sont là pour écraser un shampooing et le remplacer par de l’huile à faire pâlir la moindre trace de carburant. Que dire de l’essence que Jeanne-Elise cherche tout le temps et qu’elle a trouvée, d’une âme qui veuille bien l’accueillir comme si elle n’était pas un drame, juste une soie, une laine, un coton ou un modal qui s’use bien vite finalement. Alors que faudrait-il inventer comme bout de tissu pour amortir les chocs, faire en sorte que la peau de Jeanne-Elise ne se transforme pas en trouées violacées avec les quelques petits chocs qu’elle se fait à elle-même, sans violence, juste parce que ses veines circulent à la fleur de sa peau, sa tendre peau, si fragile et habile à manier des onomatopées… Bref, Jeanne-Elise a un style, une manière d’aborder les problèmes mais pas d’accorder sa foi à qui on dira qu’il faut manier l’argent aussi vite que le diamant… Brut le diamant ? Non, juste poli par le temps, les sons, et les envies de cacher bien des béatitudes au rang d’habitudes avec les envies champêtres car Jeanne-Elise n’aime que les fleurs champêtres et avant tout les ancolies que l’on ne trouve plus dans les champs… à peine un coquelicot… Qu’en est-il du bleuet, de la marguerite et de l’ivraie qui fait bien du mal au blé ? Mais on espère que l’avoine battra son blé, c’est tout ce que Jeanne-Elise espère en ces temps de disettes infernales et de pacte avec le diable !

Où en est-on avec Jean ? Est-il mort ou a-t-il confondu le temps avec le mot argent ? Jeanne-Elise l’invite sincèrement à la suivre gentiment et non à la poursuivre. Il n’y a plus de temps pour la poursuite quand on s’aime sincèrement et avec beaucoup d’avidité aussi il faut bien l’avouer. Alors on se couche, on attend minuit deux et on fait un clin d’œil à Josué, loin du gynécée . . . .


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