De Jeanne à Jean

.

Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Que faire du ouistiti ?

Voilà, un superbe bouquet pour Jeanne-Elise, elle se l’offre à elle-même. Elle ne pourra plus supporter que l’on sème des blés alors que l’épeautre et l’avoine ont de vraies racines fondamentales et pérennes, aériennes et légères pour les essences et les métabolismes. Faire de la poésie alors qu’on résiste à tout un tas d’infamies. Se laisser aller, parfois, et préférer la vie d’une germe qu’à une plante qui sème parfois le désarroi comme un yucca dans un pré. Jeanne-Elise est désespérée de toute cette stérilité, de toutes ces palmiers qui ne sont pas dattiers, de ces oliviers qui n’ont rien à faire d’autre que plaquer la vicissitude dans un monde en décrépitude. Les citronniers dans un pays dunois, oui, pourquoi pas quand ils sont bien protégés de la sécheresse. Ils sont mieux en Bretagne ou dans un pays de Cocagne. Jeanne-Elise aime le sauvage, les sauvages, la vie qui s’inspire d’une autre vie qui est apparentée à des beautés qu’il faut encore inventer. Jeanne-Elise sème, elle s’aime. Elle n’aime pas les boomerangs qui rattrapent au collet les autruches prédestinées à aimer un Jean, un tigre, un chat, une espérance dans une seule chaîne qui nous relie tous : celle du vivant, pas des caractérielles animosités qui présentent les mémés préoccupées du futur alors qu’elles s’excusent de ne pas être assez aimées de leurs progénitures. Si tu l’aimes vraiment ta mémé, tu la fais parler, tu mets le son, tu ne la filmes pas pour préserver son intégrité. Il faut la préserver des regards assoiffés d’une décrépitude avancée qui arrive à ceux qui aiment avancer sur le même chemin, celui de la vie qui s’achève quand on pense à une fourmi verte, pas à sa jument qui a ses sens en alerte, pas des apitoiements d’une seconde qui fait qu’elle ressemble à une faconde alors qu’elle est sincère sans chercher à vous plaire, juste à déplaire aux impuissants qui n’en n’ont rien à faire de la Terre alors que c’est la planète qu’on épuise et que les exoplanetes, ce n’est pas pour maintenant. Il est encore temps de sonner le gong et de changer le sens de la rotonde qui s’ouvre. Les fruits sont à venir mais avant semons leurs petits. Jeanne-Elise jardine, cuisine, écrit. Toutes ces envies sont rassemblées dans son téléphone, son ordinateur et son cloud qui est un nuage de tout un tas d’éléments d’une plate-forme numérique qui va voir le jour. Demain ou après-demain ?

Maintenant car elle n’a pas le choix, elle n’a pas de l’or au bout des doigts mais du vert, des vers et des envies de s’en faire un dogme ? Une religion ? Non, tout simplement une culture qui n’est pas à bafouer, juste à accompagner.

Ne l’appelez plus mémé confiture mais meme car Jeanne-Elise est un meme et qu’elle s’applique à elle-même des vérités trop bafouées par des pieds de nez trop faciles pour une fille trop fragile pour se laisser arroser par des images imbéciles d’une vie trop docile alors qu’il faut du sauvage, du vagabondage et de la stricte envie de vivre, pas de survivre. Alors je vous offre en plateau la Terre. Prenez en soin, mangez de l’herbe, des feuilles, des graines, des fruits et du lait d’avoine. Et c’est ainsi que les herbes folles préfèrent tenir dans cette satanée vie qui ne les mène qu’au sursis mais que voulez-vous, tant pis !

@elisevellard pour les textes et l’aide de Copilot pour les images artificielles.


En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture