
Rira bien qui rira le dernier, se dit Jeanne-Elise, qui n’a pas vu une lueur d’intelligence dans le discours de Daniel Cohn-Bendit tout à l’heure sur France Inter tant il a mis des enfances en danger par simple amour du risque.
Et Jeanneton prendra sa faucille pour couper tous les joncs de la terre et s’en faire des toits, des chemins où le bonhomme du pont ira jouer avec ses propres joncs, pas ceux des autres qu’il faut couper pour se réchauffer, se vêtir, et s’amuser tant qu’il n’y a pas de paresse.
Jeanneton est tellement atterrée par ces hommes assoiffés d’une puissance féminine et de toujours plus d’argent et ces femmes qui les suppléent se prennent leurs conneries de plein fouet tant l’argent défile et n’appartient à personne, si ce n’est à l’humanité toute entière. Tout ce pognon qui dégouline appartient à tout le monde ou n’appartient qu’à une seule et même personne, à Jeanne-Elise qui ne s’égare pas et qui regrette simplement que l’on fasse de son chemin privé un domaine public qui n’a toujours plus de fric tant la division armée a son lot de blindés et de cuirassés. Ce que veut Jeanne-Elise, c’est avoir assez d’argent pour pouvoir vivre tranquillement jusqu’à la fin de ses jours en écrivant tout en ne se posant pas trop de question. Le reste, tout son patrimoine littéraire, ne sera connu qu’après sa mort, mais ce n’est pas pour tout de suite car Jeanne-Elise va prendre la fuite avec son chat au-delà de Blois et pas de Châteauroux qui n’est qu’un pauvre trou pour tontons trop dupes pour se rendre compte que leur système est une machine qui enraye toutes les bonnes volontés. Qui pourra débloquer les choses, de tous les systèmes ? Ce n’est pas à Jeanne-Elise qu’il faut demander ça. Les systèmes sont peut-être internes mais ceux qui mettent des bâtons dans les roues préfèrent sortir en se faisant passer pour des filles, comme cette Emmanuelle Maquerelle qui se prend pour le bon dieu alors que c’est un jacuzzi qui sent le fric. Amis de la bière à gogo, les dancers ne tournent pas rond, les dancers ont pris leur destin en main et plutôt que se rendre aux flics de la pensée, Jeanne-Elise préfère tenir bon sans se poser de question. Pour l’instant, elle est enfermée dans sa chambre en attendant de bons médicaments. Pour l’instant, on ne peut rien faire pour elle pour modérer cette situation dont le dilemme est un perpétuel recommencement. Jadis, elle avait un médecin qui lui avait trouvé la bonne adéquation, c’était le docteur Simon qui avait mixé deux effets pour réparer les erreurs d’une nature qui ne demande qu’à exploser, comme des fleurs et des plantes jaillissent au bord des chemins, au ras du bitume, à même le bitume. Jeanne-Elise veut des fleurs partout, dans les chemins creux, dans les ornières et dans toutes les atmosphères pour se sentir exister. Jeanne-Elise va tout polliniser dans ce trou du cul du monde ! Et gare à la faconde de Jeanne-Eric qui flippe comme un malade devant sa salade, de la roquette qui explose sous les bienfaits d’une bonne terre de compost. Jadis, sur un autre blog, Jeanne-Elise avait lancé l’idée d’un lancer de roquettes pour manger de la salade à tous les repas. Crue ou cuite dans la sauce soja avec de l’huile de noix. Un bon accord, une bonne alliance de saveurs, de texture et de paratexte. Il faut décrypter Jeanne-Elise et réarmer la France avec un lancer de fleurs en devenir avec de bons paquets de graines achetés à Aldi. Savez-vous que les bombes à graines existent ? Qu’il faut en lancer sur les terres en friche pour en faire de la jachère comme l’Europe avait permis à un moment plutôt que mettre les entrepôts d’Amazon dans les bernes qui s’émeuvent de si peu de contraventions. Mais ma bonne berne, tu n’es rien d’autre qu’un fou du slip. Et Jeanne-Elise ira couper des joncs à la mode de Jeanneton. Elle n’a pas de faucille, juste un sécateur qui ira bien pour couper le weigelia de la reine Mary-Elizabeth, son ancienne marraine qui est devenue sage-femme, un peu nounou sur les bords, amoureuse des aéroports alors qu’il faudrait de bons ports pour transporter les marchandises à peu de frais. Ce n’est pas encore aujourd’hui que Jeanne-Elise va être remboursée de ses achats à la Leclerc Holding Company. Elle ira demain, sans faute, tant ce petit ordinateur pue le ressentiment. Elle prendra un bon note book plus puissant qui vaut dans les cinq cents balles mais c’est le prix de sa tranquillité. Un peu courte, ma foi, mais sa libération n’a pas de prix. Pourvu qu’elle sente bon quand elle ira faire son marché au Monoprix du coin.
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