De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

L’élimination

Jeanne-Elise est au cœur d’un système concentrationnaire mis en place depuis sa naissance avec l’héritage intellectuel et littéraire d’un certain Georges Perec. Jeanne-Elise vit au cœur de W ou le souvenir d’enfance. Elle est aussi le E qui manque à la disparition car c’est elle la véritable mère de tous ces enfants qui regardent trop leur télévision, écoutent trop leur radio et se perdent dans les illusions d’internet. Jeanne-Elise voudrait qu’on la rémunère décemment pour tout le travail qu’elle a abattu depuis sa plus tendre enfance et ses années à s’oublier dans une adultie qui n’était encore qu’un jeu toxique et malsain. Elle a été le témoin des derives des sociétés qui ont flairé de bons filons en tournant autour d’elle et de sa façon de voir un monde. Son monde. On ne pourra plus adopter son style littéraire. Elle espère qu’on ne l’imitera plus, qu’elle ne sera pas elle non plus la copie de qui que ce soit. Car chacun a le droit à l’unicité de sa personnalité et d’appréhender un monde où on l’impregne tout le temps de la douleur des autres pour que tu aies mal, pour que tu aies peur, pour que tu chies réellement dans ton froc, comme dans les camps de concentration et d’extermination. Le salaire de la peur n’a toujours pas été versé à Jeanne-Elise de manière décente pour qu’elle puisse assurer sa pérennité jusqu’à sa mort naturelle. Elle est écrivaine et le restera jusqu’à la fin, dans un endroit où elle se sentira sécurisée, pour qu’elle cesse de jouer à l’herbe folle et qu’elle retrouve son intégrité de terrienne. Car elle appartient à la planète Terre qui est tres belle dans un système solaire incertain. Ni plus. Ni moins.


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