De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne-Elise pose le contexte et fait de la prose

Jeanne-Elise veut porter plainte, veut porter plainte contre toute une société de médisants et d’arnaqueurs. A commencer par l’Etat qui lui a ponctionné 45€ tous les mois pendant plus de dix ans parce qu’elle gagnait un peu d’argent grâce au loyer de son locataire. Un loyer de 300 euros mensuels sur lequel sont payées les charges de son emprunt de maison qui s’élève à 550€ par mois, payable rubis sur l’ongle au Crédit Mutuel de la région Centre-Val de Loire. Et le soleil est mort ce matin depuis qu’il s’est réveillé au mois d’août, sous la pluie, dans un bassin d’éperviers qui lui donne la direction de Châteauroux et pas de Vineuil.
Jeanne-Elise vit dans un château et le château est roux grâce aux feuilles qui le composent. C’est déjà l’automne et il va falloir faire une pause. Le printemps vient à peine de démarrer, nous voici en été et l’automne revient dès demain. A Noël, nous remballerons les cadeaux car ils n’ont plus rien à faire sous un sapin déjà plein de médiocrités. Comment survivre à une apparition alors qu’on n’a pas un rond ? Jean-Eric se rendra-t-il enfin compte que Jeanne-Elise n’a plus rien à offrir gratuitement et qu’il y va de ses santés, mentale et physique ? Jeanne-Elise est exténuée, épuisée par des années de labeur à ne pas gagner bien sa vie et à vivre avec sa maladie qui ne rapporte rien à personne sauf à quelques laboratoires pharmaceutiques qui concentrent la recherche sur les ravages de l’Alzheimer dans l’esprit des gens et pas sur la schizophrénie ni sur la bipolarité. Aujourd’hui, Jeanne-Elise gagne à peine 900 euros par mois grâce à l’assurance maladie à laquelle elle a cotisé pendant de nombreuses années. Plus les 300€ par mois du loyer qu’elle touche pour rembourser l’emprunt de sa maison qu’elle doit encore au Crédit Mutuel jusqu’au 25 décembre 2028. Nous sommes en 2025. Faites le calcul de ce qu’elle doit rembourser encore pour être pleinement propriétaire de ses moyens et de ses capacités à vivre en dessous du seuil de pauvreté depuis tant d’années, alors qu’on lui a tout pillé. Jeanne-Elise est désormais sans pitié pour tous ces vampires qui font rigoler grâce à son style. Car Jeanne-Elise est une petite comique, on rit d’elle dans son dos, comme les premiers de la classe qui sont des zéros parfaits. S’excuser ne servira la cause de personne tant Jeanne-Elise n’a rien à se faire pardonner ni à pardonner. C’est la société qui est ainsi inscrite sur les frustrations et les limites que l’on a fixées à certain.es, toujours les mêmes, et jamais à d’autres, toujours les mêmes. Jeanne-Elise aurait pu être une jeune première, c’était inscrit dans son carnet de bal. Au lieu de cela, Jeanne-Elise a joué les servantes, les petites soubrettes, les filles des arrières-cours, pour goûter aux coulisses d’un spectacle qui n’est pas très joli à voir, avec ses droits de cuissage, ses passe-droits et ses raccourcis alimentaires que même traîner à la soupe populaire ne grandira personne, à part les personnes en fin de droits. Jeanne-Elise va pouvoir toucher au petit parachute pour lequel elle a cotisé pendant tant d’années sans véritable contrepartie, à part des pillages incessants de ses couleurs et de sa manière de vivre. Aujourd’hui, sa casquette est noire et ses sabots sont rouges. Allez à la soupe populaire avec un tel accoutrement.
Jeanne-Elise va pouvoir toucher la pension d’invalidité à laquelle elle a bien droit car elle a une maladie psychique qu’elle cache à tout le monde car sa mère a bien dit qu’il ne fallait pas le révéler, sinon, tu seras stigmatisée ma fille, dans la case des tueuses en série, comme la fille du meurtre de la Métairie à Issy-les-Moullineaux, dans les grilles d’été des séries de TF1. Et, où chient les moineaux, il y a l’assurance chômage à laquelle Jeanne-Elise peut prétendre sur ses deux dernières années de salaire où elle a gagné 1.500€ par mois en traînant sa peine de ne pas être une grande fille. Mais elle a ainsi pu se rendre compte des piètres qualités littéraires de nombreux écrivains contemporains qui sévissent à l’heure actuelle. Dans son quatuor d’écrivains à lire et à mettre dans sa petite besace, elle met Olivier Cadiot, Eric Chevillard, Amélie Nothomb et Chloé Delaume, qui ont un univers indéfinissable et si essentiel quand on veut être aimé sans être prise pour une débile. En revanche, les autres vous tondent la laine sur le dos pour vous faire rendre gorge. Ils vous paraissent gentils. Ils sont là pour que vous achetiez tous leurs produits siglés : VU.E A LA TELE ET ECOUTE.E A LA RADIO. Maintenant, on les voit tous sur le net s’entredéchirer pour vous vendre leurs grandes misères et leurs indigentes débilités. Ils sont malhonnêtes, stériles et manipulateurs. Ils en veulent à votre argent pour soigner leurs dents de vampires. Jeanne-Elise n’a pas de spleen. ELLE ERUCTE ! Ces gens-là vous demandent de donner au Secours populaire, à la Banque alimentaire et aux Restos du coeur alors que l’Europe dispose déjà de tout dans ses entrepôts pour vous faire manger gratis si vous le souhaitez grâce aux agriculteur.ices qui surproduisent de la paraffine et de la synthèse de cadmium. Jeanne-Elise frime-t-elle ? Jeanne-Elise est une rebelle et vote pour une bonne petite anarchie ! Pas made in UK, mais made in Plombières. Jeanne-Elise est une plombière comme John-Paul Vélocipède, son vrai père, le réel, celui qui l’a fabriquée avec ses vraies mains de paysan noircies des suies des cheminées qui suintent trop et qui a lui aussi labouré tous les terrains sans qu’on lui offre le moindre verre d’eau malgré un été caniculaire à ramoner les cheminées des paysans beaucerons qui se faisaient payer en subventions grâce à un impôt sécheresse très mal employé. En réalité, la canicule de 1976 a servi à payer des appartements à Orléans ainsi qu’à Chartres pour des agriculteurs en mal de richesses extérieures. Quant aux richesses intérieures, on sait où ellens se trouvent. A deux pas d’Illiers, dans une rue ouverte où il ne fait pas bon s’arrêter. Jeanne-Elise aime les champs de blé, d’épeautre et d’avoine, voilà ses céréales. Jeanne-Elise a le spleen d’un bouquet champêtre…

Quant à ses chaussures, elles sont inimitables et personne ne voudra les porter malgré de bonnes aérations et de très bonnes suspensions. Ses chaussures sont aériennes et légères et sont siglées TBS, des pompiers-marins qui fabriquent en France des chaussures pour toutes les compétitions… Quant aux voiles, elles naviguent sur l’océan. Jeanne-Elise prendra le large dans très peu de temps. C’est son spleen qui le lui dit et qui lui dicte ce qu’elle doit faire d’ici la fin du mois d’avril, après un Pâques très chargé où elle ne sera pas seule. Elle aura de la famille avec elle. Eh oui, Pâques, chez elle, a toujours été Noël. Le début de tout, de chaque saison et d’un renouveau qu’il faudra bien entamer dans la roue d’un paon et d’une paonne, pas dans les roues d’un con ou d’une conne. Les routes sont chargées et Jeanne-Elise a décidé de prendre son pied et le taureau par les cornes. Jeanne-Elise rencontrera son curé à Marcq-en-Baroeul. Et c’est tout car Jeanne-Elise écoute Jean-Louis Murat. Paix à sa très belle âme . . .

La petite Jeanne de France aime les poésies, les vraies, pas les maigres petits poèmes que l’on n’offre qu’à une petite maman… Jeanne-Elise est une petite bohémienne qui aime marcher pieds nus quand elle est chez elle et chez les autres. Si vous voulez adopter ce style, libre à vous. Jeanne-Elise n’a besoin de personne pour adopter un style. Elle se débrouille très bien dans les magasins sans essayer quoi que ce soit. Jeanne-Elise est rousse, replète et massacrée par le temps et les vicissitudes d’une vie où elle a trimé, la petite femme de tous les ménages pour toutes les ménagères qui se sacrifient pour leurs soit-disant mecs et petits enfants qui ne sont que de gros éléphants à la mémoire qui tient dans le crâne d’un poisson rouge.
Maintenant, jeanne-Elise veut prendra sa retraite en continuant à écrire dans un coin où elle pourra profiter d’un port et pas d’un aéroport. Jeanne-Elise veut juste un tout petit arrêt au port et un arrêt aux porcs ! Jeanne-Elise veut de l’écologie punitive et coercitive pour débuter une nouvelle société et pour changer des mentalités qui consomment tout.es et consumment tou.tes. Elle veut juste être rémunérée pour la valeur travail qu’elle sait donner à toute chose… Tout ceci se paiera en Paypal et en billets sonnants qui ne trébucheront pas… Jeanne-Elise n’est plus en transition. Elle a déjà commencé et a pris ses marques dans son obsolescence qui finira en 2029. Après, Jeanne-Elise restera dans la pénombre pour ne plus être confrontée à des regards qui ne l’amusent pas. jeanne-Elise dirait bien Merci Bernard mais qui est ce Bernard, au fond, si ce n’est Pierre Desproges qui lui a réellement insufflé une vision peut-être morbide de la société mais toujours loufoque et absurde. C’est avec ce sens de l’absurde qui sied si bien à Jeanne-Elise que ce billet s’achève ce midi de ce dimanche 25 mars 2025 après plus d’une heure de rédaction. Mais quand on aime, on ne compte pas car je ne vous parlerai pas des heures de préparations pour arriver au résultat final. Jeanne-Elise perd sa santé à écrire sans relâche et il va falloir lui fiche la paix d’ici peu de temps sinon elle va prendre un couteau de boucher et s’en prendre aux racines du mal… toutes les couilles d’un père qui est parti aux cieux et les ovaires d’une mère qui est partie le rejoindre… Alors gare aux gonades, ce ne sont pas des grenades à faire exploser par tous les moyens… Les grenades, on les éclate avec des rires à profusion et non des éclats d’un métal qu’il ne faut pas piller à la nature ! Et merde à toutes les vergetures… car Pascal, tu es une belle ordure !

Et nous voici réellement en 2025 ou en 2027. L’année des cons vient de débuter. Jeanne-Elise vient de déclarer une guerre à tout un tas d’insanités et de disettes franchement pas très chouettes !


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