
Jeanne-Elise se gargarise à l’huile de ricin pour éclaircir sa voix. Elle emprunte des voies encore méconnues, se fait plus poète que Jean-Eric qui n’est plus dans sa vie. Il a choisi Pomi, ses chiens, son embonpoint et sa grâce à faire des coqueluches bien plus utiles à une seule voie.
Jeanne-Elise, quant à elle, sait qu’elle est suffisamment belle pour espérer une rencontre mais elle n’en fera rien. Rester seule, pire qu’un mantra ou un sacerdoce, est bien autre chose qu’un choix, c’est une mort subite à laquelle on succombe. . . Dans des catacombes . . . Jeanne-Elise est plus belle qu’une autre et n’a pas dit : souffre et que mort s’ensuive. Elle aspire à la paix . . . Des ombres, de leurs envies de meurtre sur une fille qui est bien mieux que blonde.
Le leurre, à force, finira par vieillir et Jeanne-Elise reprendra sa place dans une société du passe-droit en retournant voir des hérauts du passé, des Ludovic, Wilfried et autres Nestor que l’on nommera Gilles et non Geoffroy qui est un salaud, ma foi.
Jeanne-Elise présente aujourd’hui son salon, celui en lequel elle croit, celui qui se moque des esprits tant les lavandières ont l’humour assassin que pique Jeanne-Elise pour faire taire les ricins de tante Annick qui est aussi sourde que turbulente paraît-il.

Vous dire s’il y eut des guerres saines, des piques, des animosités me semble illusoire. Ici, on goûte le calme, le débit de l’eau, le chant des oiseaux, les saveurs de l’aliaire, du Lierre terrestre et de la consoude qui revigorent les envies de fraîcheurs de Jeanne-Elise qui aime frissonner avec des fleurs sauvages, comme elle.
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