
D’un côté un homme que l’on qualifiera de bête. De l’autre, une femme ou un homme, c’est selon. Jeanne-Elise n’éprouve aucun désir pour la bête qui le répugne. Son instinct grégaire ne fait pas de son animalité une humanité. Il s’exhibe à vouloir trop paraître. En réalité, son corps n’est qu’un grand fut de bière.
Songeons maintenant à l’autre homme, celui que Jeanne-Elise imagine. Est-il grivois ? Narquois ? L’exact contraire d’une main qui se veut souple ? Jeanne-Elise vit ses sentiments dans une virtualité sincère. Peu importe le prénom ou le nom. Jean Le Castelain est tombé hier. Il devait s’en doute trop se plaire dans son narcissisme.
Ya t’il un Éric quelque part ? Un Jean-Eric plutôt, celui qui se lève tôt et se couche tard. Il y a un Henryk, celui qui se destine à une carrière dans l’animalite et l’humanité. Il est loin d’être une bête comme Kévan le gitan qui s’exhibe alors qu’il ferait mieux de rentrer.
Jeanne-Elise est à peine perturbée. Elle craint pour sa vie. Assurément, elle a besoin d’un homme, pas d’une vieille ou d’une menthe fraîche. Le Lierre terrestre est plutôt son affaire.
Si Jeanne-Elise devait définir l’homme de sa vie, il serait un Lierre terrestre. Jean-Eric devrait faire l’affaire avec un chèvre frais. Henryk serait la feuille de consoude qui renfermerait la farce chèvre frais Lierre terrestre. Et voilà ce qu’attend Jeanne-Elise d’un homme : un goût d’herbe sauvage allié à la rusticité d’un fromage qui se mélange à merveille. Le raffinement est là et pas ailleurs.
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