
Jeanne-Elise ralentit sa cadence. Elle aime mais ne puise pas ses forces dans cet amour sans réciprocité. Elle s’est tellement épuisée à donner sans jamais rien recevoir. Jeanne-Elise aime écrire, c’est le seul motif de sa vie. Vivre pour écrire et non écrire pour vivre. Ecrire n’est pas un loisir, c’est une condition sine qua non à toute linéarité.
Jeanne-Elise va prendre l’air aujourd’hui. Elle part à Blois. Ira-t-elle voir la Loire après s’être abreuvée auprès du Loir ? Jeanne-Elise aime mais ce n’est pas réciproque. Alors qu’importe, vraiment ? Peut-on aimer sans jamais être aimée en retour ? Jeanne-Elise aime son chat qui l’aime aussi mais ça ne suffit pas. Jeanne-Elise va bien, elle tente de reprendre du poil de la bête après des mois de dilapidations en tous genres. Jeanne-Elise se ressaisit. Jeanne-Elise pense à Jean-Eric.
Est-il bien ? Dans son corps ? Dans ses envies ? Dans ses amours ? Dans son envie de partage ? Jean-Eric est-il une mauviette ? Jean-Eric a du style. Jeanne-Elise doit accrocher le sien. Il va falloir travailler dur pour sillonner à travers les styles . . . Jeanne-Elise s’accroche dur à l’écriture… C’est son seul remède… Jeanne-Elise aime sa mère. Sa mère ne lui manque pas mais elle y pense alors qu’elle vit tout bas, mezzo-voce… Jeanne-Elise est ronde…. comme une mappemonde ! . . .
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