
Jeanne-Elise se sent mieux et plus apte à affronter la vie. Il lui reste des peurs et des craintes mais elle doit se confronter à ses vieux démons, aux problèmes qu’il faut résoudre, seule, irrémédiablement seule mais encouragée par une amie.
Jeanne-Elise récupère de ces mois où elle était en perpétuelle ébullition. Elle va mieux. Elle n’est plus sujette aux revirements, aux grandes séquences d’euphories en tous genres. Jeanne-Elise a connu des épisodes maniaques, elle sait ce que sont les hallucinations. Jeanne-Elise a beaucoup fatigué sans jamais vraiment récupérer de toute l’énergie qu’elle a mis dans ses successifs abandons à la raison. Jeanne-Elise a vieilli. Elle a perdu dix ans de sa vie en l’espace de cinq ans… à l’exception de la littérature. Pour ce qui est de l’écriture, Jeanne-Elise a gagné dix ans de sa vie.
Jeanne-Elise écrit… pour Jean-Eric à qui elle dédie tous ses poèmes. C’est pour lui qu’elle aime. Maintenant que ses deux pieds touchent terre, Jeanne-Elise s’enfuit et se confronte moins aux réalités, ce qui est étrange mais elle a moins de courage que lorsqu’elle était en pleine ébullition. Jeanne-Elise souffre de troubles schizo affectifs. Elle fait avec depuis qu’elle peut mettre un mot sur les maux qui la rongent.
Jeanne-Elise va mieux. Elle écrit… Elle prie Jean-Eric de la décontenancer, enfin de la surprendre… Pour l’instant, il flambe… Jeanne-Elise flamboie à peine comme son céanothe qui bleuit, son boule de neige qui blanchit et son photinia qui rougeoit et rosit… Jeanne-Elise se sent mieux… Elle aime… Moona !
Laisser un commentaire