De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne-Elise est flagada

Jeanne n’a plus de courage. Elle n’a plus envie de sortir de sa maison, de descendre de son lit, de se laver et de s’habiller. Elle s’est levée tard ce matin et se sent flagada. Que penser de Jean qui imite le fado alors qu’il danse le flamenco ?

Jeanne, elle, chante le blues du Mali. Elle est passée de grandes montagnes russes aux mornes plaines de la Beauce. Elle s’ennuie, c’est évident. Et elle est seule, irrémédiablement seule devant l’immensité des relations sociales qui, apparemment, ne sont plus pour elle.

Jeanne pense à sa mère qui lui manque. « Cette vieille bique » comme elle l’appelle de temps en temps (affectueusement). Elle ne sait pas encore comment sortir ce cette apathie. Jeanne pense à Moona, son chat, qui lui dit qu’il faut s’activer si on ne veut pas finir broyer comme un poussin. Mais Jeanne est une poussine de la littérature. Elle pourra donc continuer à pondre des oeufs, on compte sur elle d’ailleurs pour reproduire ses sensations.

Que faut-il réellement à Jeanne pour se sortir de cette ornière ? Qu’elle soit imprimée, tout simplement, à défaut d’être éditée. Elle attendra un peu avant de passer le cap de l’impression. Mais elle sautera à pieds joints dans le bonheur d’une impression qui restera peut-être sur ses bras… Qui sait le destin de ces impressions ? . . . Sa vie ne fera que passer… Elle ira plus loin et ne passera pas son chemin ! . . .


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