De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne a retrouvé une liberté d’écrire

Les roses, puissance éternelle.

Jeanne est très satisfaite d’avoir été virée de son atelier d’écriture. Elle répond quand même aux propositions mais elle écrit toute seule dans son coin. Jeanne chemine dans son œuvre et ne s’enlise pas encore. Jeanne fait œuvre et a deux récits sur le feu. Elle ne donnera pas le thème de ses deux récits, c’est le même thème et il s’agit de sports. Voilà pour la mise en bouche.

Jeanne ne pouvait plus cheminer avec les écrivants de l’atelier d’écriture. Tout le monde copie tout le monde et surtout, personne n’aime la vie alors que Jeanne écrit avant tout pour se sentir vivante et exister. Peu importe qu’elle ne soit pas lue. Pour elle, l’acte d’écrire est déjà un travail d’épure de soi. Écrire pourrait être fatal mais pas pour Jeanne qui avance à petits pas.

Avoir deux récits sur le feu l’a fait gamberger. Elle oublie ses soucis d’argent, de savoir si elle aura oui ou non suffisamment de subside pour vivre et donc pour continuer à écrire. Jeanne sait qu’à son âge et avec sa maladie, elle ne retrouvera pas un quelconque emploi, surtout dans la région d’Aurelcastel. Il n’y a aucun emploi pour elle.

Jeanne pense à Jean qui semble souffrir quand il écrit. Ce qui n’est absolument pas le cas de Jeanne. Jeanne revit quand elle se met à écrire. Jeanne aime écrire, c’est simplement l’objectif de sa vie et non un loisir. C’est bien ancré en elle et Jeanne sait pertinemment que sa mère en serait satisfaite. Jeanne écrit donc pour faire plaisir à sa mère. C’est le plus sage des objectifs de sa vie.


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