
Jeanne est à un tournant de sa vie. La pension d’invalidité d’abord puis le chômage pour compléter ce qui deviendra, pour elle, des années de formation : devenir écrivaine à temps plein.
Jeanne compte bientôt publier quelques romans ou poésies. Jeanne se demande si Jean sera un bon relais de ses écrits et s’il mettra sa notoriété à sa disposition pour qu’elle aussi connaisse un peu de succès.
Jeanne utilisera un pseudo pour publier ses romans, ses récits et ses poèmes. Jeanne pense à sa mère qui aurait été convaincue du bienfondé de ses publications. Jeanne doit absolument se professionnaliser. Jeanne aimerait pouvoir en parler avec Jean. Mais Jean n’est pas là.
Jean compte les points. Il ira bientôt à Oléron. Il ira ramasser des coquelicots pour en faire des bonbons avec ses feuilles. Il fera aussi des poésies avec les feuilles de coquelicots. Il ne les dédiera pas à Jeanne. Il préfère rester discret actuellement et ne veut pas assurer un appui pour Jeanne. Pourtant, il pense à Jeanne très souvent. Mais il ne veut pas être sa figure tutélaire. Il pense que Jeanne devrait se suffire à elle-même. Ce qu’elle fait.
Jeanne se suffit à elle-même la plupart du temps. Mais elle aurait besoin d’un peu de démonstration de tendresse de temps en temps. Elle aurait besoin de la tendresse d’un homme. Elle attend que Jean lui fasse des signes qui ne viennent plus depuis Pâques. Mais Jeanne va mieux. Et c’est le principal.
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