
Jeanne continue à penser que le prince charmant existe. Et en l’occurrence, ce prince charmant s’appelle Jean et elle l’attend. Or, dans la vie vraie, le prince charmant n’existe pas. Seuls les crapauds et les grenouilles existent. Les princes de la vraie vie ne sont pas si charmants que cela.
Jean est-il seulement un prince ? Jean penserait, à juste titre, qu’il n’a rien d’un prince charmant. Il se dit homme et non surhomme. Jeanne a tendance à voir en lui un superhéros de la poésie. Jeanne le surévalue assurément. Son amour pour lui a tout de l’éblouissement. Si elle considère que Jean est un prince, Jeanne se considère-t-elle comme une princesse ?
Jeanne ne se sent nullement princesse, plutôt grenouille alors elle pense que Jean est un crapaud. La rencontre de la grenouille et du crapaud se fera sous le signe de la pluie. Et comme on dit couramment, mariage pluvieux, mariage heureux. Il va sans dite que Jeanne aime Jean par-dessus tout. Surévalue-t-elle la poésie de Jean ? Surévalue-t-elle sa propre poésie ?
Aimer et se disculper. Jeanne se sent coupable de toujours exister. Elle fait de drôles de rêves où Jean n’a pas sa place. Elle rêve de ses frères qui lui reprochent de vouloir exister. Face à ce déni, Jeanne va aujourd’hui publier un recueil de poésie. Et que vive sa poésie !
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