
Jeanne se demande si elle pourra vivre comme ceci dans l’insouciance si des guerres continuent à faire rage. L’équilibre mondial est engagé. Jeanne ne se sent pas coupable de ne pas vivre en état de siège. Elle, elle doit mener la guerre contre son environnement proche. Elle taira contre qui elle doit mener des batailles. Sa vie est chahutée. Elle essaie de vivre en paix dans sa maison, endroit dans lequel elle est assignée par la force des choses.
Mais comment vivre tranquillement alors que des gens meurent de famine, meurent sous les missiles ou les drones qui massacrent ? Jeanne sait qu’elle paie cher sa tranquillité. Son objectif aujourd’hui ? S’éloigner de la maladie. Et pour ceci, elle doit s’éloigner de ce qui la panique donc elle doit s’éloigner de sa famille, de ses voisins et d’un environnement toxique et anxiogène (la haute circulation des voitures la panique). En revanche, elle n’est pas contre prendre un café en terrasse. Elle souhaiterait le faire avec Jean mais Jean est de plus en plus injoignable. Il vit sur ses hauteurs. Jean est pour l’instant à Château-du-Loir. Dans quelques temps, il partira à l’Île d’Oléron. Jean navigue peut-être au bord du Loir. Ca, Jeanne ne le sait pas mais elle l’imagine en canoë sur le Loir et en paddle au bord de l’océan.
En réalité, Jean aime la marche, comme Jeanne. Il n’est pas contre le sport mais il veut fournir un minimum d’effort, comme Jeanne. Jean et Jeanne ne se complètent pas. En réalité, ils sont identiques. Tous deux aiment la culture, le théâtre, la poésie, la littérature, les romans, les récits, la photographie, la vidéo d’art, la peinture et la musique. Ils pourraient vivre en harmonie si seulement Jean voulait passer le pas. Pour l’instant, Jeanne veut vivre paisiblement avec son chat. Quand Jean est en parfaite santé, Jeanne doit supporter encore un peu de solitude, le temps de se remettre de ces derniers mois et de supporter sa maladie.
Jeanne continue de fantasmer sur Jean car après tout, l’espoir fait vivre alors, pour continuer à penser à Jean, elle ira cette après-midi se protéger sous le saule pleureur de son pré. Là, elle écrira certainement ou un poème, ou un récit. Jeanne veut faire œuvre. Elle y arrivera.
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