
Où se cache l’intégrité de Jeanne ? Est-elle une lampiste comme certains sont amenés à lui démontrer qu’elle est ? Est-elle une inférieure dans une fratrie apparemment dominée par deux gros mâles qui veulent faire entendre leur voix et qui ne font que crier, déblatérer et supputer des choses qui n’existent pas ? Ces deux garçons-là, ses frères, voient en elle non une sœur mais une possible succession. Jeanne a fait un testament où elle a légué les quelques biens qu’elle possède à l’Institut du cerveau.
Ses frères pensent qu’elle ne songe qu’à l’argent. Soit. Qui a le plus de problème avec l’argent de nos jours ? Un frère aîné qui parle d’un PEA le jour des obsèques de sa mère ? Un frère puîné qui se positionne dès le départ, sans que sa mère ne soit encore incinérée, sur une maison dont il a l’impression qu’elle lui appartient déjà ?Et on reproche à Jeanne d’avoir demandé rapidement de sortir de l’indivision.
Ce qui est sûr, c’est que Jeanne n’a plus rien à faire dans cette fratrie. Jeanne n’a désormais plus de famille. Elle est seule, accompagnée par une amie et le CMP. Il demeure qu’elle est, pour l’instant, assez solide pour faire face à l’adversité. Parfois, elle tangue, sa pensée est parasitée par des souvenirs, des sensations, des pensées parasites qui lui pourrissent la vie. Alors Jeanne écoute de la musique, écrit, chante, dit. Autant de choses qui lui font du bien. Jeanne écrit à Jean dans ses poèmes, le cherche dans ses vidéos et se soumet à toutes les tentations artistiques. Jeanne, dans l’adversité, est toujours prête à créer sans que cela ne devienne une obsession.
Quant à Jean, il écrit des poèmes sur un traitement de texte, soumet des aphorismes à son blog et fait des vidéos-poésies qui vont tout droit dans le cœur de Jeanne. Et c’est bien car elle en a bien besoin.
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