
Jeanne doit faire contre mauvaise fortune bon coeur devant cette affaire de voiture qui s’éternise. Elle doit prendre son mal en patience mais ne pas savoir si elle pourra continuer à rouler avec sa voiture ou si elle finira en épave n’a rien de confortable. Son stress est décuplé et hier, une des secrétaires de l’expert a été totalement infecte et l’a inquiétée outre mesure. Que faire d’autre maintenant si ce n’est attendre. La situation est très inconfortable pour Jeanne qui est une malade psychique et qui se fait facilement des films.
Alors Jeanne écrit toujours tant et plus. Hier, elle fut inspirée et fit quatre à cinq pages d’écriture de son récit qui doit rester confidentiel jusqu’à sa mort. Personne ne pourra le lire tellement il ressemble à des situations qui existent déjà. Jeanne décrit les travers de ses contemporains, ceux du pays castellois qui sont des caricatures d’eux-mêmes.
Jeanne est heureuse aujourd’hui car elle doit recevoir son amie Chrys qui vient la voir. Elles vont pouvoir discuter de tout et puis surtout de rien. Une journée pour se changer les idées et voir de vrais amis à portée de main. Jeanne est contente d’avoir une vraie amie à ses côtés qui peut l’aider à sortir de ses difficultés.
Dans cette histoire de voiture, Jeanne se sent surtout impuissante et soumise à l’avis d’un homme qui fait tout traîner en longueur. Jeanne n’est plus mobile depuis plus de quinze jours. Combien de temps cela va-t-il encore durer ?
Quant à Jean, Jeanne fait mine de l’attendre alors qu’elle sait qu’il ne viendra jamais à Aurelcastel ou Saint-Avit-les-Monts. Peut-être qu’un jour Jeanne se rendra à l’île d’Oléron pendant que Jean y est. Qui sait ce qu’ils feraient s’ils se rencontraient dans la réalité ? En attendant, ils se cherchent sur le net, se suivent et se poursuivent et se font des odes à leur amour aussi virtuel que réel.
Laisser un commentaire