De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Ecrasée par la chaleur

Jeanne est totalement écrasée par la chaleur. Cela fait plus d’une semaine qu’elle sort à peine de chez elle et elle commence à tourner chèvre dans sa maison où elle n’a rien à faire, ou presque. Evidemment, elle pourrait faire du ménage. Evidemment, elle pourrait faire du rangement. Mais elle se réveille trop tard et il fait déjà chaud quand elle se réveille alors elle ne se laisse pas la possibilité d’avancer dans sa vie.

Hier, Jeanne a commencé un nouveau texte où elle laisse son esprit vagabonder. C’est largement foutraque mais elle trouve que ce texte se tient pour l’instant. Jeanne hier a pensé à sa mère et à son père mais surtout à sa mère et à ses derniers instants. Elle a pu coucher ceci dans ce texte même si ses souvenirs restent imprécis. Jeanne se languit de sa mère et se demande quand elle ira la rejoindre. « Pas encore », se dit-elle, « j’ai une telle somme de textes encore à écrire… »

Jean, lui, pourchasse la lumière d’Oléron qui réfléchit dans ses vidéos. Il pose devant les cabanes de pêcheurs du Château-d’Oléron et fait du spoken en faisant part de ses sensations. Jeanne aimerait être au bord de l’océan mais elle sait que ce ne sera pas encore pour cette année. Elle se replonge dans ses souvenirs facebook et ne voit, pour l’instant, que la mer qui s’étale sur toute sa toile. D’où l’envie, pour Jeanne, d’être au plus près de ses parents dont les cendres sont dispersées à Pornic, en Loire-Atlantique. Jeanne veut suivre leur esprit. Jeanne aimerait, parfois, être à leurs côtés, en paix avec elle-même. Elle ne sait pas si, pour eux, c’est la paix retrouvée entre eux. Ils s’aimaient mais brûlaient de se le dire.

Jeanne, aujourd’hui, va sortir un peu car elle n’en peut plus de rester enfermée toute la journée. Elle ira faire des courses même si elle sait qu’il fera très chaud. Elle bravera la chaleur et, ensuite, se mettra à écrire. Jeanne n’a plus besoin de son atelier d’écriture mais je sais que j’en ai déjà parlé. L’atelier d’écriture qu’elle suivait n’est plus un vecteur d’écriture. Elle n’a plus le déclic comme avant et se suffit à elle-même aujourd’hui. Souvent, les mots affleurent dans son esprit et ont, parfois, du mal à sortir alors elle commence à se mettre à écrire n’importe quoi et elle pond un texte qu’elle ne renierait pas. Jeanne offre alors ce texte à Jean.


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