
Trop de monde, hier, au forum des associations d’Aurelcastel. Jeanne a ressenti de l’hostilité à son encontre de la part de femmes plus bêtes qu’aimables. Jeanne est allée voir l’association qui l’intéressait. Elle n’avait pas envie de se laisser tenter par d’autres associations, d’autres activités. Jeanne ira bientôt assister à des conférences. Le programme qui a été concocté par l’association est intéressant.
Jean, lui aussi, est allé au forum des associations de Château-du-Loir. Lui aussi compte assister à des conférences. Il fait partie d’une association d’artistes qui exposent dans leur commune. Château-du-Loir est tout petit et tout le monde se connaît mais Jean a réussi à faire de nouvelles connaissances quand Jeanne n’a pas pu supporter tout ce monde plus d’une heure. Jeanne n’a jamais aimé la foule mais là, elle est passée du désert à un trop plein de chair humaine qui ne lui convient pas.
Quand elle est rentrée, Jeanne a pu écrire. Ce trop plein de monde a déclenché, chez elle, quelques instants d’écriture. Jeanne a fait le plein pour une semaine. D’ici quelques temps, elle a l’intention d’aller dans certaines manifestations pour faire le plein de visages connus et inconnus. Ce qui s’est passé hier, c’est que Jeanne a revu des visages qu’elle connaissait il y a cinq ans mais qu’elle n’avait plus l’habitude de revoir. Elle a pu constater que les gens n’avaient pas vraiment changé. Jeanne est prise au piège d’Aurelcastel, une petite ville où tout le monde se connaît. Comme elle aime à le dire, Aurelcastel est le trou du cul du monde et non une ville miroir qui ne réfléchit que la bêtise, la magouille, l’entregent et la vacuité. Jeanne ne consommera pas de l’être humain. Personne n’est venu à son aide quand elle a été malade. On l’a plutôt enfoncée alors Jeanne se tient loin de l’être humain connu surtout pour sa lâcheté et sa non faculté à se mettre à la place d’autrui.
Sa mère lui manque, à Jeanne. Son frère, Damien, est actuellement à Saint-Avit-les-Monts et, fort heureusement, il ne cherche pas à la voir. Jeanne vaut beaucoup mieux que la médiocrité dans laquelle on veut la laisser. Jeanne veut sortir du marigot dans laquelle elle a l’impression d’être confinée. Sortir par le haut. Jeanne, un jour, va s’extraire du marasme castellois dans lequel elle est. Mais quand ?
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