
Jean obsède Jeanne qui n’arrive plus à écrire tant elle veut entrer en communion avec son amant virtuel. Jeanne n’a plus vraiment d’idées et surtout, elle ne sort pas assez. Jeanne vit en vase clos, avec peu d’interactions sociales. Aujourd’hui, elle sait qu’elle ira faire ses courses. Arrivera-t-elle à écrire ?
Jeanne repense encore au Jean d’il y a vingt ans. Car Jean lui manque. Il n’est pas assez présent dans son présent. Il ne l’inspire plus assez. Jeanne a du désir pour lui, pour l’homme qu’il était il y a vingt ans, pour l’homme qu’elle pense qu’il est devenu, un bel homme de 61 ans qui n’a pas encore de cheveux blancs. Pour cette voix qu’elle entend quelques fois au détour d’une vidéo-poésie. Pour ces mains qu’elle pense avoir aperçues il y a peu. Ces mains qui pourraient prendre ses cheveux, caresser sa joue. Ces mains qui pourraient s’insinuer autre part et là, le carré blanc est de rigueur…
Laisser un commentaire