
Jeanne n’en finit plus de grossir. Elle a pris quinze kilos en six mois. La faute à ses médicaments qui lui ouvrent l’appétit. Il faut dire aussi que Jeanne est gourmande et qu’elle se laisse aller à la gourmandise. Qui un petit gâteau, qui un petit bout de chocolat. Jeanne souhaiterait désormais mincir car elle ne peut plus grossir maintenant, sinon, elle ne rentrera pas dans ses vêtements.
Alors Jeanne va devoir se remettre à un régime draconien à base de flocons d’avoine, de banane et de fromage blanc. Elle va rouvrir son livre de recettes pour se remettre à cuisiner comme il se doit.
Jean, lui, est assez éloigné de cela. Il déjeune presque tous les jours à la cafétéria de l’hypermarché de Château-du-Loir. Ainsi, il ne mange pas le soir, ou si peu, tant ses déjeuners sont copieux. Jean est svelte et s’en remet à Sainte Radegonde pour ne pas faire trop bombance. Jean écrit à Jeanne mais Jeanne ne lui écrit plus. Elle pense moins à lui en ce moment car elle est obnubilée par son nouveau manuscrit. Elle aimerait trouver un moyen d’écrire sans retomber dans la folie. La frontière entre le processus créatif et la maladie est mince. Alors Jeanne est attentive à tous les signes qui pourraient la refaire basculer.
Jeanne est d’une sagesse incroyable. Elle fait attention à tous ses états.
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