
Facebook n’a pas que des vertus. Il rappelle chaque année à Jeanne les événements qu’elle y a inscrit. Il y a un an encore, Jeanne voyait en Facebook un vecteur de création alors elle y mettait le tout et le n’importe quoi de sa créativité. Il y a un an, elle écrivait un texte sur l’un de ses collègues qu’elle ne nommait pas. Le préposé au thé aux fruits rouges, metalleux de base et fonctionnaire à pas cher, surveillait Jeanne sur Facebook. Ou plutôt la faisait surveiller. Et les personnes qui ont lu la violente diatribe de Jeanne contre Charles Martinez lui ont répété ce que Jeanne avait écrit. Résultat : le contrat de Jeanne à la médiathèque d’Aurelcastel n’a pas été renouvelé. Jeanne a eu depuis une année très mouvementée, entre la mort de Cerise, l’hospitalisation puis le décès de sa mère. Tout ceci pour dire que Jeanne est passée par toutes les palettes des émotions. Aujourd’hui elle va bien. Elle vit sa vie. Mais elle va devoir retrouver un nouveau travail. Un travail à temps partiel serait le mieux pour elle, pour qu’elle reste sereine.
Quant à Charles Martinez, Jeanne ne sait pas ce qu’il est devenu. Elle l’a juste aperçu à la bourse aux jouets des parents d’élèves de Saint-Avit-les-Monts. Elle l’a intégré dans le roman qu’elle a écrit sur la médiathèque d’Aurelcastel. Elle y a mis tout l’humour dont elle peut être capable. Elle ne regrette pas ce qu’elle a écrit il y a un an. C’était sans doute trop violent mais grâce à cette éviction, Jeanne a pu obtenir une pension à laquelle elle avait droit. Il ne lui reste plus qu’à trouver un nouvel emploi avant fin 2026. Qui vivra verra.

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