
Jeanne voudrait partir pour un court moment du pays castellois. Elle se sent enfermée dans cette région mais elle attend les beaux jours pour prendre la voiture. Pour l’instant, il pleut. Jeanne est confrontée à la gadoue et à une pluie qui entre jusque dans les os.
Pour le moment Jeanne va bien. Elle fait fi des attitudes toxiques des hommes de son entourage qui ont l’air de penser que seul leur travail a de la valeur. Jeanne n’a pas les moyens de lutter contre ce système patriarcal qui gangrène les sociétés, qu’elles soient occidentales ou orientales.
Jeanne pense qu’elle est l’égale d’un homme. Elle considère qu’elle a les mêmes facultés intellectuelles. Après tout, elle écrit sans béquille. Un bras de fer s’est enclenché entre elle et ses frères. Jeanne ne veut pas trop en parler mais elle a pu constater que le travail qu’elle a effectué jusqu’ici n’a pas été pris en considération. Alors Jeanne ne fera plus rien. Jeanne n’a plus de famille depuis très longtemps, depuis la mort de son père très exactement.
Jeanne, un jour, sera respectée pour le travail qu’elle effectue. En attendant, Jeanne travaille pour elle. On n’est jamais aussi bien servis que par et pour soi-même.

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