
Il y a un an, Jeanne faisait incinérer sa mère décédée deux semaines plus tôt. Jeanne pense à elle mais pense aussi à ses frères dont elle n’a aucune nouvelle. Elle ne sait pas si c’est de bonne augure pour la suite de la succession. Jeanne ne sait pas à quoi s’attendre. Elle vit dans l’insécurité matérielle.
Jeanne est inquiète. Que va-t-elle devenir d’ici un an ? Qui voudra l’embaucher alors qu’elle a tous les signes extérieurs d’une stigmatisation à la vieillesse ?
Jeanne est aussi inquiète pour la marche du monde qui ne tourne pas rond. Faut-il s’attendre bientôt à une guerre contre les États-Unis et la Russie ? L’Europe est prise en sandwich par tous les autres continents. Que va-t-elle devenir devant tous ces conflits qui ont émergé depuis quelques semaines ? Jeanne aurait aimé pouvoir continuer à se replier sur elle-même mais ce serait le symptôme de sa maladie. Alors Jeanne s’ouvre plus ou moins aux autres. Comme elle le peut. Jeanne écrit. C’est ce qu’elle fait de mieux.

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