
Pour contrer la morosité ambiante et le contexte mondial qui n’a jamais été plus dangereux que maintenant, Jeanne lit de la poésie. Elle a aussi repris son courage à ses deux yeux pour relire Marcel Proust qu’elle aime plus que tout au monde. Elle aime même plus Marcel Proust que Jean Le Castelain.
Elle retrouve avec plaisir la douce ironie de l’écrivain de Combray, sa joyeuse manière d’écrire. Comme lui, Jeanne prend son pied dans l’écriture. C’est une joie de tous les instants, un bonheur tel que Jeanne éprouve parfois des difficultés à vivre quand elle n’écrit pas. Ceci dit, Jeanne écrit même lorsqu’elle n’écrit pas. Toute la journée, elle se prépare à ce qu’elle va écrire le soir. Et la solitude n’a jamais été aussi nécessaire que dans ces phases où elle écrit des romans. C’est pourquoi Jeanne est si seule.

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