De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Brume dans le vent

Ici ou ailleurs

Ne plus couper les cheveux en quatre sans prendre un fil à couper le beurre. Je dégouline dans une flaque qui file jusqu’à la rivière. Je m’incombe suis patraque et je vis dans un trou où plus aucune souris ne passe.


Je trépasse
Je suis en nage
Je vis en mage

Je surnage dans une réalité sans failles. Qui a dit qu’il fallait que je défaille ? Pour toi, Jean, j’ai retenu ce temps. Je voudrais que tu m’en racontes tant, autant d’une amitié sans faille que nous éprouvons l’un pour l’autre tant et tant.


Je donnerai volontiers ma langue au chat pour découvrir ce secret qui t’empêche d’avancer vers moi. Reste là, à proximité d’une vie insensée qui ne peut se passer de toi. Je frôle un lac, la rivière est au plus haut qui me rappelle que tu es au plus bas.
Aller chez toi, revenir chez moi. Je n’ose plus invoquer ton nom et pourtant, Jean, je m’irradie dans ton futur printemps.
Me couper de la source et intégrer tes ressources à ma condition de poétesse sans lendemain.

T’inviter dans la brume et le vent qui fait grincer les volets fermés à jamais sur notre amour échappé de l’oubli. Jean, je suis à ta merci et je revendique le droit de t’aimer jusqu’au dernier souffle de ma folie qui n’a rien de passager. Je suis en but à tes larmes que j’essaie d’effacer en te rappelant que tu es mien. Alors accroche-toi bien à ma main.


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