
Lire, est-ce travailler ou se divertir ? Jeanne dirait plutôt : « les deux ». Tout comme écrire. Quand elle parle de se divertir, Jeanne entend par là « se détourner » de son premier objectif. Alors Jeanne, qui prend son métier d’écrivaine très au sérieux, avoue qu’en ce moment, elle est dans une période balzacienne. Après Le père Goriot et Illusions perdues, Jeanne est plongée dans Splendeurs et misères des courtisanes. Puis elle lira La Maison Nucingen.
Lire Balzac permet à Jeanne de remettre en perspective sa propre œuvre qu’elle a baptisée Une vie à l’œuvre. Jeanne s’oublie dans les mises en scène millimétrées auxquelles s’adonnent ses contemporains. Jeanne n’a pas besoin d’aller loin, il lui suffit d’observer les réseaux sociaux pour retrouver les caractères de chacun. Jeanne les connaît bien. Il y a les faux et vrais modestes, les faux et vrais discrets et les vrais et faux cons. Jeanne a l’impression de les avoir tous démystifiés mais est-elle, dans ce cas, raccord avec la réalité ? Demain, Jeanne prendra un bain de mondanités. Elle pourra ainsi observer tout un monde, celui qui se veut être celui des savants. Sont-ils aussi des sachant ?

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