
Jeanne a aperçu un oiseau mort hier dans son jardin. Elle ne saurait dire ce qui s’est passé. Il était totalement recroquevillé. Elle a pensé que ce devait être un jeune pigeon. La faute à un chat, la faute à la pluie diluvienne qui s’abat sur sa région depuis des jours, des semaines, des mois. Les oiseaux n’y résistent pas. Elle s’inquiétait de ne plus entendre d’oiseaux depuis quelques mois. Eh bien voilà, elle sait maintenant qu’ils sont morts transis de pluie. La pluie fait des ravages dans la nature. Il y a ceux que ça rassure, les bêtes qui ont besoin d’eau pour vivre, et il y a les autres, qui se laissent emporter dans la mort par tant d’humidité. Jeanne n’en peut plus de la pluie. Elle ne peut presque plus sortir dans son jardin. Ses pas sont remplis d’eau. Elle n’aura encore pas la possibilité de jardiner dans le week-end alors qu’il faudrait tant. Jeanne vit comme tous les gens de sa région, enfermée du soir au matin, et du matin au soir. Et ça va encore durer des mois. Aura-t-elle la patience de tenir ? Va-t-elle continuer à se résigner ? Jeanne patiente grâce à son roman et à l’amour de Cerise. Il n’y a que cela qui la fasse exister.
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