
Jeanne, depuis cinq ans, vit une véritable mort sociale. Est-ce la condition sine qua non pour bien écrire ? Maintenant qu’elle va mieux, Jeanne ne s’en plaint pas. Jeanne souffre de solitude uniquement quand elle est malade. Alors, depuis qu’elle est mieux portante, Jeanne se contente de peu.
Jeanne a du mal à commencer un nouveau roman. Elle a aussi du mal à imaginer qu’elle retrouvera un nouveau travail. La vie sociale lui est devenue totalement étrangère et Jeanne sait aujourd’hui qu’elle peut se contenter de peu.
Jeanne est-elle devenue une écrivaine ? C’est ce qu’elle souhaite depuis qu’elle a l’âge de sept ans. L’âge de raison, parait-il.

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