
Jeanne écrit sur l’actualité castelloise. Elle écrit en cachette et n’est nullement obligée d’être publiée. Elle ne sera jamais publiée de son vivant. Elle auto-éditera toutes ses poésies et restera une poétesse maudite. Surtout, elle sait pertinemment que si elle fait éditer ses romans, c’est le procès assuré. Alors elle prend un malin plaisir à caricaturer davantage ses personnages. Tout le gratin castellois passe à la casserole. Jeanne écrit une grande fresque qu’elle fera peut-être lire peu avant sa mort. C’est pour ceci que Jeanne doit vivre encore un bon moment en écrivant. Si elle s’arrête d’écrire, c’est la mort assurée. Alors prions pour que Jeanne puisse continuer sur sa lancée. Elle est bien partie. Elle est dans la course. Elle espère faire de la littérature mais rien n’est moins sûr. Alors elle susurre des poèmes à l’oreille des sourds…

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