
Jeanne n’a plus qu’un simple objectif dans sa vie et c’est le cas depuis longtemps mais elle en fait désormais un mantra : elle ne fera plus qu’écrire (des romans, des récits, des poèmes et, peut-être, des articles pour les journaux).
Jeanne n’a malheureusement plus de vie sociale, ou si peu. Elle a tendance à se replier sur elle-même, ne trouvant pas dans la vie en société ce qui pourrait l’amener à converser avec un autre animal de son espèce, un être humain. Jeanne ne parle à presque personne car personne, ou presque, ne veut lui parler. A peine un bonjour et un au revoir à la cafétéria ou au café du coin. Un bonjour et un au revoir à Aldi. Elle n’a guère qu’une amie qui lui téléphone assez souvent, fort heureusement, seul moment où elle peut reprendre contact avec la réalité d’un autre quotidien.
Alors, Jeanne écrit des souvenirs, des envies d’expliquer pourquoi elle se replie sur elle-même. Jeanne n’est plus en phase avec la vie en société et elle a l’impression d’avoir des ennemis partout où elle va, à Aurelcastel et à Saint-Avit-les-Monts. Jeanne n’erre plus comme une âme en peine. Elle reprend le chemin pour lequel elle a été assignée : l’écriture !
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