
Jeanne se pose une question fondamentale dans son activité d’écriture : est-ce que les hommes écrivent et les femmes lisent ? Quand elle regarde les tables des librairies qu’elle fréquente, Jeanne remarque un nombre croissant de femmes autrices. Bien entendu, Jeanne pense que les hommes auteurs forment le clan des Best sellers. Mais pas tous. Il n’y a qu’à penser à Amélie Nothomb, Delphine de Vigan ou encore Leila Slimani pour noter que ces trois écrivaines là font souvent partie du top 10 des ventes. Ce ne sont pas non plus forcément les plus médiocres. Jeanne note simplement qu’elle a pris la fâcheuse habitude de lire des hommes auteurs, plus souvent que des femmes autrices. Jeanne a été éduquée ainsi. Aux femmes les romances, aux hommes les polars ? Que se passe-t-il dans la tête d’un éditeur quand il reçoit le manuscrit d’une femme ?
Jeanne ne veut plus envoyer de manuscrit à des maisons d’édition. Cest une perte de temps et d’énergie pour tout le monde. Elle continuera donc à s’auto-éditer. Elle a vendu cinq exemplaires de son deuxième recueil de poésie. Elle se contentera ainsi de ce chiffre. Jeanne s’étonne même d’en vendre. Alors, elle affiche un certain satisfecit et continuera à écrire quoi qu’il arrive. Elle suivra les pas de Jean mais sans bénéficier de sa communauté. Pourtant, Jeanne a elle aussi besoin de gagner de l’argent mais elle sait que l’écriture n’est pas une activité rentable. Alors elle écrit sans grand investissement matériel, juste un ordinateur, une imprimante et un smartphone. Et c’est déjà bien…

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