De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne oppose nature à culture

Ici là et ailleurs

Jeanne n’est pas philosophe. Elle a eu 5 en philo quand elle a passé son bac littéraire. Pas de quoi pavoiser mais elle s’interroge désormais sur les rapports entre culture et nature. Pour Jeanne, il n’existe plus de nature tant la main de l’homme a façonné son environnement. Et pas seulement la main. L’emprise de l’être humain sur tous les éléments de la planète Terre est telle que Jeanne est affolée et sidérée par tant de dégâts sur les habitats des animaux que nous sommes aussi et des plantes qui investissent le paysage.

Jeanne se met alors à penser à ces montagnes façonnées par ces paysans qui les ont dénaturées pour qu’elles ne soient plus le lieu du sauvage. La main de l’homme est partout, sur tous les éléments. Jeanne pense que seuls les phénomènes climatiques peuvent ressortir de la nature. Quant à la culture, elle est partout. Une forêt nettoyée, un pré, un brin d’herbe coupé par une tondeuse, une pâquerette qui pousse dans l’herbe. Il n’y a guère que les forêts primaires qui peuvent être décrétées de naturelles.

Voilà où en sont les réflexions de Jeanne qui va méditer dessus, seule, au bistrot en sirotant un café crème au coin du comptoir.


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