
Jeanne s’offre une vie de passante. Elle n’a rien à voir avec la passante du sans souci. Elle cherche un abri pour mettre ses mots et ses phrases qu’elle a de plus en plus de mal à trouver. Peut-être est-ce un mauvais passage, une passe où les mots se raréfient. Jeanne laisse les jours couler sans aspérités. Elle lit Jean qui prendra ses quartiers d’été dans trois semaines. Il sera dans sa cabane de pêcheur à Oléron pendant que Jeanne sera à Saint-Avit-les-Monts où elle essaiera de piger quelques petites choses. Sa vie est une rose qui se fane au printemps.

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