
Jeanne reprend petit à petit une vie sociale. Les échanges avec les gens sont cordiaux et elle a remarqué qu’en six ans, les gens n’avaient pas beaucoup changé. Elle rencontrait peu ou prou les mêmes interlocuteurs dans les mêmes circonstances qu’il y a six ans. Seuls les élus avaient un peu bougé. Et encore. Les gens étaient aimables, ce qui changeait Jeanne de son quotidien où elle rencontrait peu de gens polis. Jeanne avait remarqué que sa petite position sociale lui ouvrait des portes qui lui ont été fermées pendant de très nombreuses années. Les gens, désormais, pouvaient la situer socialement alors qu’elle était loin de faire l’unanimité quand elle était à la médiathèque d’Aurelcastel. Maintenant, les gens étaient de nouveau gentils. La roue a tourné et Jeanne prend cette gentillesse comme elle vient. Le plus important pour Jeanne, c’est de continuer à écrire, quel que soit le support.

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